‹ Paul Forestier comedie en quatre actes, en versChapitre 67 sur 85 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

r.VUI., seul.

Us dormiront en pai.\ grâce à cette imposture;

El puis je gradùrai mes lettres de façon A préparer du moins le coup par le soupçon ,

Et que la vérité leur arrive amortie Après avoir été maintes fois pressentie.

Pauvres gens!... Des remords? ne suis-je pas frappé Autant qu'eux et par eux? Pourquoi m’a-t-on trompé? Serais-je marié sans la rouerie insigne Qui m’a montré Léa de ma tendresse indigne?

Quels devoirs peuvent donc entraîner après soi Des serments obtenus par la mauvaise foi ?

Et puis quoi! S’agit-il encore de morale,

De droit et de devoir, du monde et du scandale?

Quand on défend sa vie, on fait arme de tout.

Et la loi du salut reste seule debout.

Eh bien, moi sans Léa, moi qui ne peux pas vivre. Qu’importe ce qu’aux pieds je foule pour la suivre!... La suivre!... Elle a juré que jamais son amant...

Ah ! si je la trouvais fidèle à son serment.

Je n’aurais plus... Mais non! déjà sa résistance A besoin entre nous de mettre la distance.

Et, quand je tomberai là-bas, inattendu.

Libre de tous liens, pour les autres perdu...

— Mon père !...

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