‹ Paul Forestier comedie en quatre actes, en versChapitre 74 sur 85 · ACTE OLATUIÉME · texte numérisé non relu

ACTE OLATUIÉME

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FORICST I Eli.

Ail! si rien aujourd'liui ne peut te retarder,

Ni la compassion ni riionneur à garder.

Qui pourrait ramener ta loyauté fourbue.

Le mal une fois fait et toute bonté bue?

Les obstacles franchis par ton féroce amour Seraient une barrière eux-môme à ton retour!... Non, non ! tout est perdu si tu passes la porte, Tout bonheur ruiné, toute espérance morte...

S<* tli>rant la port*».

Et c’est pourquoi, pardieu! tu ne passeras pas... moins d’oser enfin sur moi lever le bras.

Soit! monsieur; j’attendrai.

FOUESTIER, oprès un sîloncc.

.Mon fils!.., e.st-ce possible?

En sommes-nous venus h cette lutte horrible?

Un père avec son fils, deux êtres droits et bons!

Est-ce à toi que je parle? Est-ce loi qui réponds?

Toi qui fus si longtemps ma joie intérieure,

Qui me tins lieu de tout, hélas! jusqu’à cette heure;

Qui voulus rester seul dans mon alTection,

Et me payas si bien de ma soumission

Qu’il ne me vint jamais cette pensée amère

Qu’une autre eût mieux que toi su remplacer ta mère...

Lui prônant la mnin.

l’ar la même pitié qui triompha de moi,

(îràce ! ne chasse pas ma fille de chez toi !

PAULy tr^S'ému.

Qui m’aurait dit qu’un jour, ô père! o mon cher père! Tu me ferais en vain une telle prière?

N’exige pas, au nom de ce grand souvenir Ce que je promettrais sans pouvoir le tenir N’as-tu pas reconnu, rien qu’i mon insolence.

De quelle pas.sion je subis la puissance?

Que me demandes-tu de lui faire la loi ,

Quand c’est elle à ce point qui dispose de moi?

Eh bien, rien qu'un délai! Qu’au moins notre naufragé Ne soit pas consommé par une heure d’orage!

Rien qu’un jour! Ce n’est pas te demander beaucoup... .Mais ce vent de malheur va tomber tout à coilp.

J’en suis sûr !

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