‹ Paul Forestier comedie en quatre actes, en versChapitre 8 sur 85 · P.\UI · texte numérisé non relu

P.\UI

Tu pars?

ADOLPHE

Je m’expatrie.

Où Vas-tu?

ADOLPHE

Par je inonde,

Au hasard, devant moi.

.Sans but?..

ADOLPHE

Je vagabonde.

La curiosité t’a mordu?

A nOLPII E.

Non, ma foi !

C’est le spleen.

Hein? Le spleen?... L’n gaillard comme toi?

Envers qui de ses dons le ciel fût-il moins cbicbe? Voyons, de bonne foi : n’es-tu pas presque riche. Presque beau, presque noble, et presque artiste encor? Que te faut-il de plus, ô bijou presque en or?

ADOLPHE

Vous voulez le savoir?

PAUL FORESTIKR.

PORESTIEn.

Si cela peut se dire.

ADOLPHE

Ah! mon Dieu, mon état n’en deviendra pas pire. Vous m’avez toujours pris pour un fin garnement, Pour un homme à succès, un Lauzun?

Non, vraiment.

' ADOLPHE

Vous m’étonnez. J’avais pourtant des réticences.

De petits airs discrets, des demi- confidences Qui devaient sur mon compte éveiller le soupçon.

Je n’y prenais pas garde.

A DO LPHE

Et vous aviez raison ,

Car je n’ai de ma vie eu de bonne fortune,

— Aucune, entendez-vous, ce qui s’appelle aucune! — Et mes témérités, hors du corps de ballet.

Ne m'ont jamais valu qu’ opprobre et camouflet.

FO RESTI ER.

Tu t’adressais peut-être à des vertus ferrées?

ADOLPHE

Non ! je ne m’attaquais qu’aux femmes séparées.

PAUL

A madame de Clers, entre autres...

ADOLPHE

Tu l’as su?

Quoi! Léa?...

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