ACTE PREMIER
ADOLPIie, i Piul.
Qui t’a dit?
PAUL) embarrassé.
Je m’en suis aperçu.
FORESTIER, » Adolphe.
Vous avez eu grand tort, très-grand tort, d’entreprendre Dans ma famille...
ADOLPHE
Mais. . .
Je n’y veu.x pas d’esclandre.
ADOLPHE
Mais madame de Clers ne vous est rien !
D’abord
Ma pupille est sa nièce ou peu s’en faut...
D’accord ;
Mais, n’étant pas parent vous-même de Camille...
Depuis que je lui sers de père, elle est ma fille;
Mon cœur entre elle et Paul a dû se partager,
Et qui lui tient de près ne peut m’être étranger. D’ailleurs, de la famille étendant le domaine.
Je l’ai toujours comprise à la façon romaine,
Et je compte pour miens, dans cette acception.
Tous ceu.x qui sont tombés sous ma protection.
Or, madame de Clers est de ma clientèle.
Et vous devez savoir ce que j’ai fait pour elle.
Quand elle eut obtenu devant le tribunal La séparation contre un mari brutal.
l’ALI. KORESTIEI».
Après l’avoir au cours du procès soutenue,
C’est moi qui dans le monde encor l’ai maintenue, Couvrant de mon honneur et de mes cheveux blancs Ce qu’offrait son état de prise aux malveillants.
A UOLPIIE.
Vous serez donc toujours vif comme le salpêtre?
FOnKSTIEn.
Oh! je ne prends jamais quatre chemins...
. AnOLPIIE.
^on, maître!...
l’as même un quelquefois... Comme le sanglier,
Vous aimez à donner à travers le hallier.
Si vous aviez daigné prendre un peu patience.
Vous auriez vu qu’ici, seigneur, en conscience.
Vous aviez plutôt lieu de vous apitoyer Que de me dire vous et de me rudoyer ;
Car Léa m’a reçu plus mal, s’il est possible.
Que les autres.
KUHESTIEfl.
J’en suis charmé.
A la part...
ADOLPHE
Je suis sensible
FOnESTIEn.
Reprenons le fil de ton discours.
Lui iflpnnt «ur IV^paulc.
Tu ne fus donc jamais heureux dans tes amours?
Jamais, je vous l’ai dit et je vous le répète... Hors du corps de ballet, où le bonheur s’achète. Or, je suis possédé d’un bien autre idéal!
C’est ridicule à dire avec l’air jovial.