ACTE QUATIUÈME
CAUtLLE, tnon:rAnt la Tflll»e.
Nîrez-vous les apprêts de départ que voici?...
LKA.
Il me suivait!... Et toi, quand tout m’accuse ici,
Tu n’as pas su trouver contre moi d’autre plainte Que l’invocation de ton amitié sainte!
Comme elle aurait pourtant à mon front rejailli ,
Si mon cœur envers toi par malheur eût failli !
(Jue je rends grâce à Dieu dans cette horrible esclandre D’avoir gardé loyale une main à te tendre!...
Va, tu peux la serrer, car j’ai fait mon devoir;
Si ton mari me suit, j’ignore en quel espoir,
Et je ne comprends pas qu’ayant eu ma réponse Son cœur à sa folie à jamais ne renonce.
Mais ne redoute rien, du moins de mon côté.
Et compte absolument sur ma fidélité.
’ CA 11 ILLE. la rfgnnlant (Ixemeot.
Oui, Léa, je vous crois ! il m’est si doux de croire Que vous n’ôtes pour rien dans cette triste histoire! C’était une douleur encor dans ma douleur Que d’avoir à me prendre à vous de mon malheur!
Vous avez allégé de moitié ma souffrance.
LÉA
O noble et chère enfant, voilà ma récompense.
CAMILLE
Récompense... de quoi? Quel sacrifice?... Ah! oui. Je comprends! vous l’aimez, ma pauvre Léa.
LEA
Non, je n’aime que toi.
Lui?
lOi
PAUL FORESTIF.R.
CAMILLE 1 flves uo soiirir^' iriitte.
' Je comprends tout, vous dis-je,
El Je vois clair enfin dans ce que Dieu m'inflige.
Notre liistoire à tous trois m’apparaît nettement,
Je pourrais vous la dire en peu de mots...
L K A f (roubit-e.