‹ Paul Forestier comedie en quatre actes, en versChapitre 81 sur 85 · CAMIL I.E · texte numérisé non relu

CAMIL I.E

Comment?

A vaincre votre cœur par le devoir réduite.

Vous vous étiez soustraite au danger par la fuite;

Paul, n’ayant plus d’espoir, crut n’avoir plus d’amour; Son père le poussait au mariage : un jour En prenant avec moi l’engagement suprême,

11 ne m’a pas trompée, il s’est trompé lui-méme.

C’est la fatalité qu’il faut seule accuser...

Que c’est bon de n’avoir personne à mépriser!...

— Comme vous avez droit tous deux de me maudire f Sans moi, Léa, sans moi, ne peut-il pas se dire Que, vous retrouvant libre, il serait votre époux?

C’est moi qui suis de trop! Pourquoi suis-je entre vous? Oh! pardon d’être là, pardonnez l’un et l’autre!

Que mon bonheur perdu ne vous rend-il le vôtre !

Si Dieu me rappelait, vous seriez réunis,

Heureux... et moi, du moins, mes maux seraient finis!

A elle«mémp.

Ah! quelle volupté de mourir de la sorte!

Comme ils se souviendraient de leur petite morte !

Comme ils en parleraient, et diraient en songeant :

« Elle nous aimait bien pourtant, la pauvre enfant! »

LÉA

Qu’on se sent une pauvre et vaine créature A voir le sang divin qui sort de ta blessure !

Qui pourrait te connaître, enfant, sans t’admirer?

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