LE NOTAIRE
Ferai-je la lecture du contrat? \^
LA marquise.
C'est inutile, puisque les parties intéressées ont pris connaissance des conditions qu'il renferme. Monsieur le tabellion, offrez la plume.
DeNozay et La Jarry, signent comme te'moins; le premier après avoir signe' passe à gauche, l'autre reprend sa place.
EMMANUEL , amenant Marguerite.
Voici, ma sœur Marguerite.
MARGUERITE , après avoir salué , s' adressant à sa
mère. ___
Madame !
LA MARQUISE, lui fait uu gcstc sévère.
A vous, mon fils. {Emmanuel signe.) A vous, monsieur le baron. {Lectoure signe , lui rend la plume, et va se placer près de La Jarry. La marquise signe à son tour.) A vous, ma fille. MARGUERITE, faisant un pas.
Madame LA MARQUISE , lui tendant la plume au-dessus de la tête du marquis.
Signez l MARGUERITE , s'ttvance en chancelant, étend la main pour prendre la plume.
Non, non, jamais! {Se jetant aux pieds du marquis.) Mon père, mon père! prenez pitié de moi î LA MARQUISE, Se baissant, à demi-voix.
Que faites-vous? étes-vous folle?
MARGUERITE
Mon pèrel
LE MARQUIS, soulcvant la tcie.
Qui m'appelle? quelle est cette voix? que faitesvous là à mes pieds, mon enfant? que voulezvous? que demandez-vous?
LA MARQUISE
Marguerite.
MARGUERITE
Madame, je ne puis m'adresser à vous, laissezmoi donc implorer mon père, à moins que vous n' aimiez mieux (mon^anf le tabellion) que j'invoque la loi.
LA MARQUISE, souriaut avec effort.
Allons, c'est une scène de famille, messieurs, et CCS sortes de choses, fort attendrissantes pour les grands parens , sont d'habitude assez fastidieuses aux étrangers. Messieurs, veuillez passer dans les chambres voisines; mon fils, faites les honneurs; monsieur le baron, pardonnez.
LECTOURE
Comm-ent , madame ? {Se retournant vers La Jarry.) Vous dites donc que M^^^ La Jarry craint horriblement le mal de mer?
LA JARRY
Au point qu'elle a manqué de mourir pour aller d'ici à Belle-Isle.
Tout le monde sort.
VV^VV\VViVV\\V\VV\VV\VV\V»A\V\\'V\V'VA'^V\VV\VV\VV\VV\VVVVVV\V