‹ Paul-Louis Courier et la restaurationChapitre 50 sur 52 · MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR · texte numérisé non relu

MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR

Paris, 16 avril 1825.

Monsieur le Préfet,

J'ai reçu la lettre que vous m'avez écrite le 12 de ce mois

et par laquelle vous m'informez de la mort du s' Paul

Courier. Je vous prie de seconder l'action de la justice et

de me faire connaître ce qui aura été découvert sur l'auteur

du crime.

Franchet Desperey.

Rapport du 13 avril 1825.

Gendarmerie nationale, 7e Légion. Compagnie d'Indre-et-Loire.

Le 10 avril 1825 le s"" Courrier (Louis-Paul) anc. chef d'escadron d'artillerie, chevalier de la Légion d'honneur, propriétaire demeurant à la Chavonnière commune de Véretz est sorti de son domicile à cinq heures du soir pour aller se promener dans la forêt de Larçay qui lui appartenait. Ledit s*" Courrier, qui avait l'habitude de rentrer au plus tard à huit heures du soir, n'ayant point reparu ce jour là, ses domestiques furent fort inquiets et plusieurs d'entre eux allèrent pour le chercher dans les maisons du voisinage. Le lendemain 12, ils se rendirent chez M. le Maire de Véretz, lui firent part de leurs craintes et le prièrent de leur donner le garde-champêtre pour les accompagner dans la forêt, à l'effet d'y faire des recherches ; arrivés là, les fagoteurs se joignirent à eux, et à 9 heures du matin ils trouvèrent le corps de leur maître gisant, étendu mort, au milieu d'un chemin qui conduit de la Chavonnière à une coupe de bois que le dit s"^ Courier faisait exploiter, et l'on reconnut qu'il avait été assassiné en cet endroit, distant de 3/4 de lieue de son domicile. Les autorités ayant été prévenues, M. le Procureur du Roi et M. le juge d'ins-

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