‹ Paul-Louis Courier et la restaurationChapitre 51 sur 52 · A L ASSASSINAT DE PAUL-LOUIS COURIER · texte numérisé non relu

A L ASSASSINAT DE PAUL-LOUIS COURIER

truction, ainsi que le juge de paix, accompagnés du greffier, de deux chirurgiens et de la gendarmerie se sont transportés sur les lieux tant pour procéder à l'enlèvement et à l'autopsie du cadavre que pour rechercher les auteurs de ce crime, et pour l'apposition des scellés.

Il résulte de la déclaration des chirurgiens que ledit s"" Courrier a reçu un coup de feu, qui l'a atteint au bas des reins du côté droit dans la direction de bas en haut ; que l'arme contenait trois petites balles ou chevrotines dont deux sont sorties au dessous du téton droit, et la troisième restée dans le corps au dessus du nombril, avec quelques portions de bourre reconnues pour être des morceaux de journal. L'habit est brûlé par l'effet de la poudre, dans l'endroit où le coup a porté, de la grandeur d'une pièce de 6 livres environ.

La justice a procédé dans la soirée, toujours assistée de la gendarmerie, à l'interrogatoire des gens de la maison. Le lendemain matin tous ont continué de nouvelles recherches. Il a été fait perquisition au domicile du nommé Pierre Dubois, ancien domestique du s"" Courrier, demeurant en la commune d'Esvres ; quelques soupçons s'étant élevés sur lui il a été décerné mandat d'amener par le procureur du Roi, et ledit Dubois a été conduit dans la soirée du 12 à Tours par la gendarmerie où il a été écroué dans la maison d'arrêt et mis au secret, en attendant qu'il soit interrogé de nouveau ; un fusil trouvé chez lui a été déposé au greffe.

Ledit Courier étant sorti de chez lui sans armes, et la justice n'en ayant trouvé ni sur lui ni autour de son cadavre, il en résulte qu'il est mort victime d'un assassinat.

Le Lieutenant commandant la Compagnie,

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