‹ Paul Mariéton d'après sa correspondance (volume 2)Chapitre 8 sur 25 · ADIEU · texte numérisé non relu

ADIEU

Je ne sais plus si je vous aime... Vous m'avez si bien fait souffrir, Et si longtemps, que mon désir A comme honte de soi-même.

Feindre avec vous, je ne pourrais, Ce serait mentir à mon âme.

Mais n'aimer en vous qu'une femme ? Ma Muse, je vous trahirais !

Une lassitude infinie Envahit mon être, à songer Que je demeure un étranger Près de celle qui fut ma vie.

Vous m'oublierez: un simple ami Pour une femme est peu de chose, Et la tendresse qui s'impose D'un amant fait un ennemi...

De cette fierté qui s'étonne Passez-moi Je troublant aveu...

Je sens qu'en vous disant adieu C'est tout mon cœur qui m'abandonne.

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