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QUELQUES LETTRES XIII

dressées vers lut ; et, dans Paulina, c^est Vhumanité rachetée qui monte vers son Père céleste, avec dans V esprit, des splendeurs de foi qui illuminent les mystères, et dans le cœur, des ferveurs de charité qui précipitent aux héroïsmes du martyre.

De pareils sujets sont un péril pour Vécrivain, mais ils le grandissent quand il peut les porter, comme on porte des flambeaux, et les placer sur le piédestal qui leur convient. Les deux romans poèmes se complètent Vun Vautre, et forment un tout harmonieux, je pourrais dire un même outrage en deux volumes.

La même lumière jaillit du même sujet qui est divin, et donne aux deux oeuvres les reflets que Vart exige.

Il m'est souvent arrivé dans les beaux soirs d'été, au bord d'un lac tranquille, de contempler le ciel constellé, tantôt en levant les yeux vers Vazur pers du firmament, tantôt en les abaissant vers le miroir des eaux limpides, et ces deux tableaux me paraissaient d'égale magnificence.

C'est une double beauté du même genre que j'admire dans les rayons qui jaillissent du sujet, et dans les reflets qui se dégagent de votre œuvre.

J' applaudis donc avec bonheur au nouveau succès de votre plume, et j'espère que vos lecteurs éprouveront à vous lire les satisfactions de l'esprit et les saines émotions que j'ai éprouvées moi-même.

Sylvio Corbeil, Ptre.

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