‹ Paulina [microforme]Chapitre 10 sur 79 · XVIII QUELQUES LETTRES · texte numérisé non relu

XVIII QUELQUES LETTRES

race, etemplaire de luxe, pourrions-nous dire. Il représente un lype d'homme comme il en faudrait davantage pour la gloire et pour l& santé morale et intellectuelle du pays.

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Lettre du R. P. Lalande.

Columbus, Ohio U. S.

24 avril 1918.

Cher Sir Adolphe,

Votre Paulina, dont vous m'avez fait un si délicat hommage, était dans ma valise, retour de Québec ; el ma valise a été volée.

Voilà au moins un voleur intelligent : il ne pouvait Mieux choisir ! Non Pas en prenant mon pauvre sac, € + vieux cuir râpé, et mon linge, que je ne consens à Porter qu’à condition que personne ne le voie, mais en me Prenant Paulina.

Il va faire une belle et intéressante lecture. Il va connäître saint Paul, et les Actes des Apôtres, et les premières années du christianisme, comme bien peu de gens, qui ne volent pas de valise, les connaïsser.:

Il sera bien altrapé si Paulina le convertit, el si, pris de remords, il me raPporle mon vieux sac... et son contenu !

Heureusement J'avais lu Paulina, à Québec, entre deux instructions aux Voyageurs de Commerce ; et cette lecture m'a laissé des impressions assez profondes pour que je puisse vous dire combien et pourquoi je l'admire, el pourquoi je vous félicite et vous remercie.

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Evidemment, Paulina ne ressemble pas à votre ouvrage De l'Homme à Dieu, qui est un traité didactique.

Mais il s'y trouve des enseignements nouveaux et précieux, des rectifications importantes d'erreurs populaires, des fuiis historiques concernant l'Eglise mis en relief el en pleine lumière, des récits et des arguments éloquents pour la défense de la vérité.

La part que vous faites à la fiction n'atténue en aucune façon la parole révélée. Elle ajoute à l'intérêt et à l'agrément du récit. Et ce n’est pas de votre part une petite difficulté vaincue.

Certains chapitres de la seconde moitié vraiment entraînants. J'ai trouvé là connues, mais jamais sous un jour

Paulina est un bon et très bon livre, Ili mel, avec plus de clarté dars le cœur.

Et puis, l’une des belles leçons du livre n’est pas dans le livre lui-même : elle est dans l'auteur, dans sa vieillesse laborieuse, dans l'exemple admirable de loute sa vie d'é. crivain, de citoyen et de catholique.

Quelles bonnes années bien rem magistrat, qui après «

surtout sont des vérités déjà aussi lumineux.

nstruït, il élève, il dans l'esprit, beaucoup de fierté

plies que celles d'un OT parcouru une longue carrière loute faite d'honneur et de dignité, continue à l’âge où tant d'autres ne songent qu'au repos, d'enrichir le trésor littéraire de son Pays, d'instruire et d’édifier ses compatriotes, et d’apporier Jilialement sa part de gloire à l'Eglise sa mère et à Dieu.

Veuillez donc agréer, mon cher Juge, mes sentiments d'admiration et mon cordial merci in Christo.

Louis LALANDE S. J.

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