XIV QUELQUES LETTRES
Lettre de Mr. À. D. DeCelles.
à l'Fditeur de la Presse.
Mon cher ami,
Vous me demandez mon avis sur le roman Paulina, que Sir A. B. Routhier a publié dans la Nouvelle France et qui vient de paraître en volume. Votre cul, re littéraire m'est assez connue Dour vous assurer que mon appréciation de ce magnifique travail doit concorder avec la vôtre. Je me suis délecté à le lire au Jur et à mesure de sa publication, et c'étuit toujours avec un désir plus vif que j'en attendais la suite.
Ce n'est pas d'hier que les œuvres du J uge Routhier ont altiré mon admiration. En remontant la suite des années, je le trouve à ses débuts tenant tête à nos meilleurs écrivains de 1870 et de 1871, qui du camp opposé au sien, ne le ménageaient guère. C'étaient des hommes comme Fréchette, Buies et Dessaules qui le guettaient pour le trouver en faute. Que lui reprochaïent-ils ? Tout simplement de trop imiter Louis Veuillot, au point de vue des idées et du style. Après avoir croisé le fer avec ces rudes polémistes, il dut en 1872, répondre à certains écrivains anonymes qui le prirent à parti lui et ses amis. Mal leur en prit, car “ Jean-Piquefort ” pseudonyme alors de M. Routhier, leur renvoya la balle avec une verve ironique, un esprit mordant plein de malice, qui mirent les rieurs de son côté.
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