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QUELQUES LETTRES XV

Ses critiques n'eurent pas lieu de se féliciter d'avoir Provoqué Routhier à cette bataille littéraire.

Depuis, l’auteur de Paulina, faute de combattants à pourfendre, se renferma dans une atlitude de guerrier reliré des affaires : mais il a publié plusieurs volumes d'impressions de voyages el de discours.

L'impression que l'étude du dernier ouvrage du Juge Routhier n’a laissée, c’est qu'à mesure qu’il avance en âge son style rajeunit, avec plus d'ampleur, et plus de coloris qu’autrefois. Le sujet qu'il traite, — la carrière de saint Paul — de toute évidence, le passionne et commurique à sa narration une chaleur qui va Jusqu'à l’enthousiasme. Aussi n'est-il en dehors de la vie incomparable du Christ aucune existence plus susceptibl: de soulever l'émotion que celle de l'apôtre des Gentils ? Depuis le

Jour, où sur la route de Damas, un coup parti du ciel lui ouvrait les yeux à la vérité, au moment où il songeait à continuer la persécution des Chrétiens, — sa tâche Jusque là — quelle suite d'évènements merveilleux !

Enveloppé de la grâce et de la lumière d'en-haut, il parcourt maintes régions, arrachant à l'erreur, pour les ranger sous l’étendard du Christ, des milliers de paiens convertis par sa prédication.

Au court de son récit, l’auteur nous conduit à la suite de Paul à travers l'Asie M ineure, la Macédoine, la Grèce, à Athènes où il parle devant l’Aréopage, à Corinthe, à Ephèse, à Rome, établissant partout des Eglises Chréliennes.

En présence des merveilles que ne cesse d'accomplir Paul, armé du bouclier de la foi et du glaive de la parole, l'écrivain sent son admiration grandir, s'il est possible,

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