‹ Pauline Foucault (volume 2)Chapitre 16 sur 39 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Débarrassée de l'atlitude railleuse et provoquante de Pauline, l'Anglaise retrouva un peu de courage et de sang-froid. Elle raconta comment M'*^ Foucault avait abusé de sa confiance pour se faire aimer d*un gentilhomme de ses voisins ; elle passa sous silence, bien entendu, ses propres prétentions sur Hector; elle se borna à exposer les incroyables droits acquis par Pauline. Elle laissa deviner des détails dont la pudibonde M"»» Bellamy tressaillit vivement ; elle assura que cette petite personne était un monstre d'hypocrisie ; elle s'étonnait de trouver une brebis si complètement galeuse dans le chaste troupeau de l'institutrice. Quant à elle, il lui semblait impossible d'habiter la même maison que cette créature fourbe et immorale.

La réponse de M*"^ Bellamy^ne pouvait pas être douteuse. On trouve tous les jours des sous-maîtresses ; on ne itonyxi pas tous les jours des pensionnaires de la solvabilité présumée de lady Fitz-Peters. Elle promit à l'amiral e que M*'« Foucault recevrait immédiatement son congé; et, sur l'assurance positive que son ancienne demoiselle de compa-

gûie serait avant deux heures sur le pavé de Paris, la sentimentale Ântonia voulut bien se décider pour une des chambres de M"*^ Bellamy, Le premier mois fut payé d'avance. C'était, pour l'institutrice, un engagement d'honneur de chasser au plus tôt la malencontreuse sous-maîtresse.

Dès que l'Anglaise eut terminé ses révérences à la porte de l'institution, M"*®Bellamy, prenant son masque de dignité, fit appeler dans son cabinet M^**' Pauline Foucault. Celle-ci était préparée à l'explication. Elle entra avec le regard brillant et concentré, avec le plissement des lèvres et du front, qui annonçaient toujours chez elle les soulèvements de l'orgueil et du mépris. M"* Bellamy fut un peu intimidée par cet aspect; mais un coup d'œil jeté sur l'argent de ladyFitz- Peters la rendit au sentiment de sa position. Elle avait un devoir moral à remplir : éloigner au plus vite cet esprit pestilentiel qui pouvait perdre et ruiner sa maison. Elle commença d'un ton aigre et qu'elle voulut rendre imposant :

— Vous ne m*aviez pas dit, mademoiselle, les raisons de votre rupture avec la dame anglaise dont vous étiez la demoiselle de compagnie.

«-* Vous ne devez plus regretter de les ignorer, madame, puisque vous les avez, sans doute^ apprises on grand détail.

— - Oui) je saiS) mademoiselle, à quels dangers nous sommes exposées, en n^exigeant pas de nos sOuft^mattresses des certificats circonstanciés.

— PourquUi pas un livret? interrompit en Haut avecétlai Pauline humiliéfei Lady Filz-Peters vous a-t*elle dit que je lui ai volé son argenterie ?

-** Je ne plaisante pas^ mademoiselle. Il y a i>our une institutrice d'autres scandales à redouter; et v(J3 liaisons avec un des voisin^ de cette noble Anglaise;..

-— Taisez-vous i taisez-vous, madistme, dit Pauline d*und voix vibrante ; pf enez garde de m'insuUer I et si on a ca-

loninié un gentiment que vous êtes incapable de comprendre, ne me le dites pas.

— En vérité I il ne me sera pas permis de faire allusion à vos intrigues.

— Mes intrigues ! murmura la pauvre sous-maîtresse, que la grossièreté môme de ces injures calmait au lieu de l'exaspérer. Ah ! oui, c'est ainsi qu'on jugera ! Je suis une intrigante parce que je suis aimée et que j'aime.

— Osez-vous bien parler d'amour de cette façon et dans cette maison? s'écria M™® Bellamy, courroucée et scandalisée.

— C'est vrai ! c'est si extraordinaire, l'amour ! si monstrueux, que deux femmes ne doivent pas en parler, dans un endroit surtout où l'on enseigne à des jeunes filles à en avoir peur.

— Eu tout cas, vous conviendrez, mademoiselle, que je ne suis pas chargée d'enseigner à mes élèves en quoi il consiste.

— Aussi, madame, n'avez-vous rien à me reprocher à cet égard, dit M**° Foucault avec fierté.

— J'en conviens, mais ce qu'on m'a dit m'explique une attitude qui me semblait impénétrable. Vous aviez des allures étranges, tantôt brusques jusqu'à la rudesse, tantôt affectueuses et caressantes jusqu'à la familiarité. Je dois vous avouer qu'on soupçonnait dans la maison votre esprit d'être un peu... inquiet.

— Dites qu'on me croyait folle. Eh bien ! c'est plus poli que de me traiter d'intrigante I Oui, madame, je suis une pauvre folle (jui ai un cœur et qui veux (pi'on en respecte les droits.

— Vous avez l'imagination exaltée; des mauvaises lectures !...

— Qu'est-ce qu'il y a donc de romanesque à vouloir être respectée et aimée ?

— Quand ces prétentions s'exercent entre égaux, elles sont toutes naturelles; mais il n'en était pas ainsi, d'après ce qu'on m'a raconté, et des distances considérables...

— En vérité! vous croyez qu'il y a des distances entre les âmes qui se comprennent, et que les sentiments sont soumis à l'orthopédie des castes? Mais on ne vous a donc pas dit que j'étais aimée aussi?

— On m'a dit, en effet, mademoiselle , que vous aviez eu l'adresse...

— En un mot, n'est-ce pas, madame, interrompit rudement Pauline, j'ai été la maîtresse de M, de Villcmoran? voilà ce qu'on vous a dit?

M"^® Beîlamy se redressa à cette question et regarda avec eifroi autour d'elle, pour s'assurer qu'on n'avait pas entendu. La porte était bien close; il n'y avait pas de danger. Elle retomba dans son fauteuil, en disant :

— Vous êtes, mademoiselle, d'une audace d'expressions!

— Et vous, madame, d'une audace d'injures f Répondezmoi. Vous a-t-on dit, oui ou non, que j'ai été la maîtresse de M. de Villemoran? Oh! ne vous évanouissez pas, vous savez ce que ce mot veut dire ; moi, je dois le savoir, n'estce pas? Nous sommes seules, il n'y a pas là de jeunes filles, ou , ce qui revient au même , d'hommes , qui puissent nous entendre; répondez-moi loyalement.

— Eh bien! on m'a laissé entendre, en effet... balbutia M»" Bellamy.

— Infamie I dit Pauline en croisant les bras sur sa poitrine et en s'avançant sur l'institutrice, les dents serrées, les yeux étincelants. Si nous étions des hommes , je vous souffïèterais et je tuerais lady Fitz-Pcters. Mais il me faut

subir l'insulte, fuir devant elle. Vous avez raison, je ne puis

lââ PAULINE FOUCAULT

pas rester sans scandale dans cette chaste demeure. Une fille qui a été soupçonnée ne peut pas dormir sous le même toit qu'une vertu comme vous.

— Mademoiselle, vous oubliez à qui vous parlez !

— Et savez-vous bien vous-même qui vous avez insultée? Parce que je suis pauvre, parce que j'étais demoiselle de compagnie de cette poupée à ressorts qui vous a payé vos injures, je n'ai pas le droit d'être aimée? Eh bieni quand j'aurais été la maîtresse loyale de M. de Villemoran, où serait le mal, si je remplis ponctuellement ma besogne, et si je ne raconte rien de ce que je sais à ces petites filles qu'on instruit dans l'ignorance?

— Mais vous perdez la tête! Quelle abomination! dit M"® Bellamy en joignant les mains.

— Eh ! mon Dieu l vous inquiétez-vous d'ordinaire, reprit Pauline, de ce que pensent, de ce que font, hors d'ici, vos sous-maîtresses, qui ne sont pas toutes, il faut l'espérer, des idiotes ou des vestales?

— Mais vous blasphémez ; mais c'est un scandale qui n'a pas de nom! balbutia M"^^ Bellamy en suffoquant*

— Eh bienI rassurez-Vous, madame, continua Pauline aVec fierté : on vous a menti. Je le jurç, par tout ce qu'il peut y aVoir de sacré pour vous, j'ai le droit d'habiter parmi tous Ces lis dont vous êtes la gardienne. L'atnOul* que je ressens et que j'inspire^ si vous voulez bien me permettre de prononcer ce nonij a toutes les conditions d'honnêteté que vous pouvez désirer» Je ne suis pas la maîtresse de M. de Villemoran, je suis sa fiancée ; puisque je suis ici pour gagner le pain que vous me faites si dur, je rends moi-même, il me semblcj témoignage des intentions sérieuseà de celui qu im'aime.

M"»^ Bellamy regarda Pauline sans rien dire. Elle broyait être bien vertueuse en persistant à douter. Cet entêtemerit

du soupçon n'excita plus la colère de la sous-maîtresse, mais ratleignit douloureusement.

— Eh quoi î madame, est-ce donc bien impossibl e ce que je vous jure-là? demanda-t-elle avec un ton de reproche qui touchait presque à la prière. *

— Ce n'est pas impossible, repartit l'institutrice avec un peu de confusion ; mais je vous avoue qu'après le récit do cette dame anglaise , cela me semblait invraisemblable.

'— Ce qu'il y a de plus invraisemblable, c*est que lady Fitz-Peters était ma rivale, et qu'elle ne me pardonne pas de l'avoir vaincue.

— Assez, mademoiselle, dit avec la dignité d'un commerçant M™® Bellamy, en versant l'argent d'Antonia dans sa caisse. Vous voudrez bien, jusqu'à votre départ, vous abstenir de tout mot ironique, de toute allusion fâcheuse sur le compte d'une dame qui* me fait F honneur de choisir ma maison.

— Ainsi, 'VOUS me chassez? demanda Pauline, pâle et la voix tremblante.

— Puis-je en conscience vous garder et recevoir cette dame?

— Il fallait refuser cette dame et me garder, moi !

— Y songez-vous ?

— Ohl je sais bien qu'elle payera, sans trop marchander. Mais croyez-vous, madame, que vous ne seriez pas responsable du malheur ou de la faute que votre rigueur pourrait causer?

— Ah ! mademoiselle, que dites-vous là?

— Je dis, madame, que j'avais choisi votre maison comme une retraite honorable, jusqu'à l'heure de mon mariage; je dis que, si vous me chassez, je n'ai peut-être pas d'autre parti à prendre que de me jeter à l'eau, ou d'aller demander l'hospitalité à M. de Villemoran.

iH PAULINE FOUCAULT

— Mais, enfin, mettez- vous à ma place, s'écria la pauvre institutrice, vraiment à plaindre, puis-je vous garder? Si l'on savait dans la maison que vous aimez quelqu'un, toutes ces jeunes filles, si curieuses, auraient la tête à l'envers, sans compter que les parents auraient le droit de se plaindre. D'ailleurs, j'ai promis.

— Rassurez-vous, madame, je ne suis pas réduite aux extrémités que je supposais. Mais si j'étais à votre place, moi, je me ferais une gloire d'abriter, de protéger contre les exagérations de la calomnie, contre les vengeances de 4^ vanité, une jeune fille courageuse et fiôre qui a mérité sa place dans le monde. Je la montrerais en exemple à ses pareilles, pour faire respecter l'amour et le devoir; je lui servirais de mère, car je suis orpheline, madame; je serais heureuse de lui attacher au front cette couronne si enviée des pauvres sous-maîtresses, véritable couronne de reine que la plupart ne savent pas attendre, parce qu'elles ne savent pas la mériter. Quant aux élèves, je ne leur dirais rien de l'amour, mais je les ferai prier pour un mariage honnête et j)ur, contracté sans autre ambition que l'espoir du bonheur. Vous les conduisez bien au spectacle des mariages insensés et dangereux de leurs amies! Voilà ce que je ferais à votre j)lace, madame.

— Je le voudrais, mademoiselle ; mais ce serait là une lâche périlleuse, et nos maisons, exposées aux commentaires, ont tant de précautions à prendre 1 Si l'on pouvait croire que j'ai préparé, favorisé, amené une union qui heurtera tant de préjugés!

— Pauvres jeunes filles, interrompit Pauline avec un mouvement d'orgueil, on redoute la seule occasion qui puisse s'offrir pour elles de voir enfin un sentiment vrai, d'échapper aux conseils hypocrites des convenances sociales et des ambitions vulgaires! (Vost bien, madame, n'en parlons plus.

Je ne VOUS demande qu'une grâce. J'ai écrit à M. de Yillomoran. Je l'attends ce soir; demain matin, sans doute, il me conduira à sa mère, ou dans quelque autre maison plus liospitalière que celle-ci. Je ne vous demande plus, madame, que quelques heures de patience; je vous promets jusque-là de ne pas incendier l'institution et de ne pas prêcher l'amour à ces demoiselles.

— Mais c'est que lady Fitz-Peters doit arriver ce soir, avant le dîner, et si elle vous voyait ici ! Ne pourriez-vous pas, je vous l'offre de grand cœur, prévenir M. de Villemoran, on allant chez sa mère? Je vous conduirais avec plaisir chez cette dame : de cette façon, je concilierai s. mes devoirs avec vos intérêts.

— Mes intérêts! vos devoirs! vous vous trompez de pronom, madame, et je vous croyais meilleure grammairienne : ce sont vos intérêts qu'il s'agit de concilier avec mon devoir! Mai^ je vois que c'est impossible. Je ne vais pas audevant de M. de Villemoran, puisque je l'attends; après tout, il se peut qu'il ne vienne pas f Oui, vous avez raison, je ne puis rester ici une heure, une minute de plus. Adieu, madame ; faites préparer la chambre de lady Fitz-Peters. Je m'en vais!

— Et où allez-vous? demanda avec une sorte d'anxiété M"* Bellamy, qui n'était pas au fond une méchante femme, ot que la colère de Pauline effrayait.

— Que vous importe? repartit brutalement celle-ci. A qui donc dois-je compte dé ma conduite? Si M. de Villemoran me demande au parloir, vous lui direz, madame, que je suis partie, et qu'il me cherche! Peut-être ferez-vous bien de lui donner de sages conseils et de le détourner, lui aussi, d'un mariage qui prête si fort aux commentaires.

— Mais, mademoiselle, vous me prenez donc pour une

femme sans âme? et croyez-vous ([ue je ne comprenne pas

toul ce que vous devez souffrir? demanda rinstitutrice, que son triomphe rendait miséricordieuse ; je suis femme , après tout, et j'ai un cœur!

— Vous? dit Pauline, en riant d'un rire cruel et en regardant la majestueuse institutrice h l'endroit de l'estomac; madame, je ne suis pas. une mamans et je n'ai pas besoin de prospectus.

— Vous êtes une insolente ! s'écria W^^ Bellamy courroucée.

— Que votre cœur me pardonne ces railleries de mon esprit, repartit Pauline avec une révérence ironique et en ouvrant la porte.

— Quel serpent j'avais chez moi 1 murmura la pauvre institutrice.

— Consolez-vous, puisqu'il n'a mordu personne, et qu'il seborne à siffler.

Et, sur ce mot, la sous-maîtresse sortit, laissant M*"® Bellamy dans la tentation 'd'un évanouissement qui manqua, faute de témoins.

Pauline eut bientôt réuni son modeste bagage. Elle envoya chercher une voiture, sans but précis, sans réfléchir, l'esprit opprimé par une colère froide et par une sorte de catalepsie morale. Elle traversa les classes, sans jeter un regard à toutes ces jeunes filles, que sa pâleur étonnait ; elle ne dit adieu à personne; il lui eût d'ailleurs semblé impossible do prononcer un seul mot; sa première parole eût été un cri, un râle; l'indignation l'étranglait. Quand le cocher lui demanda où il fallait la conduire, elle fut prise d'un éclat de rire nerveux :

— Où vous voudrez, lui dit-elle.

— Alors, madame me prend à l'heure, demanda l'automédon.

— Je vous prends à la vie, répliqua-t-elle , en riant plus fort.

L'honnête cocher monta sur son siège, sans faire de réflexions, comme s'il eût compris. Il connaissait Paris et ne s'étonnait plus de rien. Mais en donnant à ses deux chevaux le coup de fouet paternel qui feignait de les stimuler, il se dit en lui-môme :

— En voilà une qui peut se flatter de manquer d'itinéraire !

Quand la voiture s'ébranla, Pauline eut un soupir qui ressemblait à un sanglot. Elle jeta sur la porte de l'institution un regard plein de rancune et de mépris.

— Oh! les gens grotesques! s'écria-t-elle en serrant les mains l'une contre l'autre, avec une violence à faire craquer les jointures, comme ils sont terribles et dangereux I Je fuis devant lady Fitz-Pelcrs! Je suis chassée par des femmes, moi qui suis dans mon droit, dans la justice, dans le devoir, moi qui les piétinerais de mes sarcasmes, si je les tenais un jour dans un salon. Elles représentent le monde, les conventions; et moi, avec mon ambition loyale, mon amour, je suis suspecte ! Voilà pourtant ce que je trouverai jusqu'à mon mariage, et ce que je trouverai peut-être encore après. On doutera de moi : je serai une intrigante! Ah çà, tous ces genslà n'ont donc jamais entendu parler de l'amour? Hector, Hector! Si je ne me trompe pas, si tu es bien la volonté solide, l'esprit juste, le cœur infaillible que j'ai espéré, tu me vengeras de ces vilenies! Mais si je me trompais! si Hector lui-même!... Je ne sais en vérité pourquoi je ne dispas à ce cocher de me mener à la Seine. Il me semble d'humeur à m'attacher tous mes bagages au cou si je le lui demande. Qui me pleurerait? Bah ! tout cela va finir. Je suis lâche d'avoir peur de ces misères. Qui peut donc s'opposer à ce que je sois heureuse, puisque je veux l'être?

En terminant ces létlexions. Pauline iit signe au cocher (le venir lui parler.

— Où me conduisez-vous ? lui demanda-t-elle.

— Oh ! ce n'était pas au Père-Lachaise, répliqua-t-il ; vous voyez, j'avais pris le boulevard et je grimpais vers les Champs-Elysées. C'est toujours par là que les idées reviennent.

— Cocher, vous êtes sublime I s'écria Pauline, heureuse et calmée. Vous n'êtes pas un Limousin, vous êtes un ange ! Continuez, c'est là ma route. Seulement, vous m'arrêterez dans le faubourg Saint-Honoré, à l'église Saint-Philippe-du- Roule; de là, vous irez rue de Courcelles ! — Et Pauline donna l'adresse de la baronne de Villemoran.

— Je crois que la fol me revient, se dit-elle. J'ai envie de prier Dieu dans l'église où Ton me mariera. Décidément, M»"fi Bollamy avait raison et lady Fitz-Pcters est ma providence.

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