‹ Pauline, ou le Châtiment d'une mère, drame en trois actesChapitre 17 sur 78 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

DEBRAY .DARBELLE.

DARBELLK.

Ainsi donc un nouveau triomphe?

DEBRAY

Comment, mais tu n’étais donc pas à l’audience?

DARBELLE.

Non, j’ai été retenti chez moi, plus longtemps que je ne pensais , à cause de mon cousin l’officier.

DEBRAY

Ah!..

DARBELLE.

Oui... le pauvre garçon, ma femme lui fait toujours de mauvaises plaisanteries... Figure-toi, qu’une idée m’était venue d’aller embrasser ma femme, de la surprendre... Je frappe à la porte de son appartement, point de réponse... je frappe encore, silence absolu... Elle y était cependant... j’essaie d’ouvrir, impossible... De guerre lasse, je me retire, je passe dans ma chambre, et j'y trouve... qui?., mon cousin l'officier !..

uerray, ii part. *

Pauvre Darbellc! (Haut.) Eh bien?

DARBELLE.

Eh bien! il paraît qu’il avait fait comme moi... il avait frappé et on ne lui avait pas ouvert... Je vais t’expliquer le plan de la localité... Dénia chambre où le petit cousin était, à l’appartement (le nia femme, il y a une porte de communication... j’ai frappé là aussi... tout était barricadé!.. Non, elle s’était mis dans la tête, de ne pas le recevoir... elle pousse souvent la rigueur avec lui , jusqu'à l’impolitesse ! voilà comme clic est, Eupbéuiie.

DEBRAY

Tu es fou, avec tes histoires!..

DARBELLE.

Où vas-tu donc ?

DEBRAY

Je vais voir Pauline.

DARBELLE.

Ce serait drôle , si comme ma femme , eUe ne répondait pas.

DEBRAY

On me répond toujours , à moi. (il frappe.) On n'ouvre pas... (a par».) C’est singulier , elle ne devait pas sortir! les domestiques ne m’ont pas dit qu'elle fût sortie.

(U frappe encore; même silence.)

DA RR ELLE, riant.

Eb bien ? ah ! ah ! ali !

DEBRAY, à part.

Si Darbelle n'était pas là ! Ah ! c’est qu’elle ne sait pas que c’est moi qui frappe.

DARBELLE.

Qu’esl-cc que je «lisais, qu’est-ceqne je disais ?

Laisse-moi donc tranquille avec tes folies!., allons , que je porte tout ce fatras de papiers dans mon cabinet !

DARUELI.K, les lui prenant des mains.

Non pas, tu es assez chargé de tes lauriers; repose-toi . Cicéron! je vais mettre là les paperasses... (Il ouvre la porte du cabinet, et part d’un éclat de rire.) Ah ! ah ! al} ! voilà qui est plaisant, juste comme chez moi!.. Je te présente M. de Varenncs.

DEBRAY , à part, avec émotion.

M. de Varenncs.

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