‹ Pauline, ou le Châtiment d'une mère, drame en trois actesChapitre 35 sur 78 · DE VARENNES, PAULINE, DEBRAY · texte numérisé non relu

DE VARENNES, PAULINE, DEBRAY

DEBRAY

Silence ! silence à tous deux ! (il > a fermer, au verrou, la porte du fond.) Et priez Dieu qu enul ne vienne pour être témoin de ma honte.

DF. VARENNES

Monsieur!..

DF.RRAY.

Que voulez-vous dire? quelques misérables mensonges, sans doute !.. Sa\cz-vous, d’ailleurs, si je veux vous écouter, vous qui m’appartenez, vous que je puis tu- r , car je puis vous tuer , Monsieur!.. (Il porte un pistolet à son front.) Ne dites pas une parole. Madame , car un mot de votre bouche, serait l'arrêt de sa mort!.. Et tenez, regardcz-le, il le sait bien qu'il touche à un morne it suprême... N’est-ce pas que l’adultère a ses montens de lâcheté , son heure d’épouvante?

DE VARENNES

Lâche, lâche, non!.. Disposez de mof.

DEBRAY

Qu’entendez-vous par-là?.. Un duel? Et quand je vous tuerais, où serait la réparation? ei si je succombais , que deviendrait ma fille, puisqu’elle vient de perdre sa mère !..

DE VARENNES

F.h bien! que voulez-vous donc , Monsieur?., Je suis à vous.

PAULINE

Mon Dieu! mon Dieu!.. (Se traînant aux genoux de Debray.) Ah! Monsieur!..

DEBRAY

Ne craignez rien , Madame... Dites-moi seulement si vous trouvez une accusation à m’adresser? dites-moi si je ne vous ai pas entourée sans cesse d’amour et de dévouement ? dites-moi si c’est par ma faute , que vous êtes tombée dans cet abîme?..

PAULINE

Non ! non !..

DEBRAY

Eh bien! alors, vous venez «le vous condamner vous-métne , vous venez de vous faire justice...

Point de pitié, Monsieur... soit! mais je ne suis pas coupable au point de ne pas oser lever les yeux jusqu'à vous.

DEBRAY

Qu allez-vous me dire? que vous l’aimez seulement! soit donc! Mais vous ne pouvez vivre loin de celui que vous aimez . près de moi que vous n'aimez pas , près de votre fille qui pouvait être là, lorsque cet homme est venu... Allons, Madame, tout est fini entre nous.

PAULINE

Ah ! je vous en supplie, révoquez cet arrêt... Oh ! ne me privez pas de mon enfant !

DEBRAY

Votre enfant!., je l’élcverai à prier pour sa mère; oui, pour elle , pour elle seule ! je veillerai à ce que le monde ne vous accuse pas, mais vous vivrez séparée d’elle, car je m'éloigne de

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