DE VARENNES, PAULINE, DEBRAY
DEBRAY
Silence ! silence à tous deux ! (il > a fermer, au verrou, la porte du fond.) Et priez Dieu qu enul ne vienne pour être témoin de ma honte.
DF. VARENNES
Monsieur!..
DF.RRAY.
Que voulez-vous dire? quelques misérables mensonges, sans doute !.. Sa\cz-vous, d’ailleurs, si je veux vous écouter, vous qui m’appartenez, vous que je puis tu- r , car je puis vous tuer , Monsieur!.. (Il porte un pistolet à son front.) Ne dites pas une parole. Madame , car un mot de votre bouche, serait l'arrêt de sa mort!.. Et tenez, regardcz-le, il le sait bien qu'il touche à un morne it suprême... N’est-ce pas que l’adultère a ses montens de lâcheté , son heure d’épouvante?
DE VARENNES
Lâche, lâche, non!.. Disposez de mof.
DEBRAY
Qu’entendez-vous par-là?.. Un duel? Et quand je vous tuerais, où serait la réparation? ei si je succombais , que deviendrait ma fille, puisqu’elle vient de perdre sa mère !..
DE VARENNES
F.h bien! que voulez-vous donc , Monsieur?., Je suis à vous.
PAULINE
Mon Dieu! mon Dieu!.. (Se traînant aux genoux de Debray.) Ah! Monsieur!..
DEBRAY
Ne craignez rien , Madame... Dites-moi seulement si vous trouvez une accusation à m’adresser? dites-moi si je ne vous ai pas entourée sans cesse d’amour et de dévouement ? dites-moi si c’est par ma faute , que vous êtes tombée dans cet abîme?..
PAULINE
Non ! non !..
DEBRAY
Eh bien! alors, vous venez «le vous condamner vous-métne , vous venez de vous faire justice...
Point de pitié, Monsieur... soit! mais je ne suis pas coupable au point de ne pas oser lever les yeux jusqu'à vous.
DEBRAY
Qu allez-vous me dire? que vous l’aimez seulement! soit donc! Mais vous ne pouvez vivre loin de celui que vous aimez . près de moi que vous n'aimez pas , près de votre fille qui pouvait être là, lorsque cet homme est venu... Allons, Madame, tout est fini entre nous.
PAULINE
Ah ! je vous en supplie, révoquez cet arrêt... Oh ! ne me privez pas de mon enfant !
DEBRAY
Votre enfant!., je l’élcverai à prier pour sa mère; oui, pour elle , pour elle seule ! je veillerai à ce que le monde ne vous accuse pas, mais vous vivrez séparée d’elle, car je m'éloigne de