SCÈNE XXII
DE VARENNES; puis PAULINE.
DE VARENNES
Enfin ! cette clé, dont je nie suis adroitement emparé, m'a conduit jusqu’ici... il me fallait revoir Pauline ! puisque ic monde a mis une barrière entre nous, nue l’autour soit plus puissant que les obstacles !.. Sa chambre est là... De la lumière!.. C’est moi, Arthur...
PAULINE, ouvraut la porte.
Vous ! vous ici !..
DE VARENNES
Oui... et si vous m’aimez, vous ne m'accablerez pas de votre colère... Oui, je suis venu, parce que j'ai pu venir sans que personne me vît entrer dans votre maison , parce que , Pauline , vous voir sans qu’il me soit permis de vous parler de mon amour, est un supplice que je ne pouvais supporter plus long-temps; parce qu’en* tin , s'il l'avait fallu, j'aurais cent fois risqué ma vie pour avoir une heure , uu instant , à passer là, seul près de vous!..
PAULINE
Malheureuse!., mais vous risquez mon honneur. ma réputaiion, celle de mon époux, le nomde ma fille elle-même!.. Éloignez-vous, Monsieur, éloignez-vous!.. Et si quelqu’un vous voyait sortir, vous ne me retrouveriez plus vivante !..
DE VARENNES
Calmez-vous, je vous en conjure, calmezvous!.. El pourquoi craindriez- vous même un soupçon?., personne n’a le secret de notre amour...
DEBRAY
Excepté moi , Monsieur!..
PAULINE, tombant accablée.
Ah ! lui! lui!..
DE VARENNES
M. Debray!..