‹ Pauline, ou le Châtiment d'une mère, drame en trois actesChapitre 4 sur 78 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, DE VARENNES , tenant un bouquet. Debray quitte son bureau.

DE VARENNES

Mesdames... M. Debray!..

DEBRAY

Je vous salue , M. de Varcnnes !..

DE VARENNES , A Debray.

J'espère que vous ne vous êtes pas dérangé pour moi?..

DEBRAY

Non, Monsieur... J’avais fini de mettre en ordre des notes qui m’étaient nécessaires, et me voilà prêt à aller bientôt livrer bataille...

darbelle , bas A Débray.

Dis donc, dis donc, il apporte aussi un bouquet; c'est connue chez nous!..

DEBRAY , A part.

Voila une singulière comparaison !..

DE VARENNES

Madame Debray, me permet tra-t -elle de lui offrir ces fleurs ?..

PAULINE

Monsieur... mais, sans doute...

DE VARENNES , bas . en lui remettant le bouquet.

Je reviendrai quand vous serez seule...

Pauline, troublée.

Oh ! non... non, ne venez pas...

DE VARENNES , haut.

Si j’avais espéré trouver ici M“* Frémont, je ne serais pas venu avec un seul bouquet..

hortense , riant.

Eh bien ! Monsieur, plus tard... J’attendrai...

DARBELLE , A de Varcnnes.

Eh bien ! jeune homme . les courses du Champ-de-Mars , les courses au clocher , les réunions fashionables , comment tout cela vat-il ?..

DK VARENNES.

A vous dire vrai , M. Darbelle , je suis fort arriéré...

DARBELLE.

Ah bah!..

1)E VARENNES

Oui , je me suis un peu retiré du monde...

Les grandes soirées me fatiguent... l’Opéra m’ennuie, et puis j’ai des affaires... vrai... un procès pour lequel il faudra que je consulte M. Debray... Ce doit être drôle un procès... ce doit être amusant?.. Je veux m’occuper de celui-là... j’irai tous les jours au Palais... je verrai plaider... je plaiderai moi-méme , s'il le faut...

Cia me changera , ça me distraira peut-être.

DARBELLE.

Bravo ! voilà la morale qu'il faut professer de- „ vaut le célèbre avocat Debray!..

DÉBRAY.

Comment ! mon cher Darbelle, mais je comprends très bien . et je ne désapprouve pas M. de Varcnnes. Parce que je plaide, il ne s’ensuit pas que je m’enveloppe d’uue philosophie , aussi noire que ma robe d’avocat. Que chacun

Page 1