SCÈNE VI
HORTENSE, puis PAULINE.
HORTENSE
Voilà un personnage qne je ne serais pas (â-
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chie de savoir de l'autre côté de la mer!.. Et on accuse les femmes d'être bavardes!., je ne sais pourquoi , mais il me ferait aimer son cousin l'officier... quant à sa femme, j'ai idée que Dieu lui pardonnera.
PAULINE
Eh bien ! Hortense... ils sont partis, partons aussi, viens.
UOBTENSE.
Oui, Pauline... tu sais ce que je t'ai promis... à ton tour , promets-moi d'être calme, d'écouter mes conseils, de m'obéir enfin...
PAULINE
Oui, je t'obéirai, oui...
HORTENSE
Qu'as-tu donc, Pauline?
PAULINE
bien, ce n’est rien... l'émotion... C'est que, tout à l'heure , j'étais là dans ma chambre , le visage contre rette porte, et j'ai pu voir... je l'ai vue, ma fille!., quand tu la tenais dans tes bras, toi, si heureuse !.. Oh! mon Dieu ! si prés d'elle et st'parée par un abîme!.. C’est égal, cela m’a fait du bien , de la regarder!.. Il jr avait si long temps que je ne l'avais vue... vous ave» bien fait de rester là quelques instans... Mais je n'étais plus contre la porte , quand on l'a emmenée et qu'elle est sortie avec son pire, son père, qui a l’air si triste !.. Un nuage avait, toutà-coup, passé devant mes yeux, j'ai senti mes genoux se dérober sous mol !.. j’ai craint qu'il ne sortit un cri du fond de mon âme , et je suis allée tomber à genoux au fond de la chambre , priant Dieu d’avoir pitié de moi!..
HORTENSE
Allons , Pauline , allons!., suismoi... tu vas la revoir... mais de loin, il le faut... et plus tard... Eh bien ! espère...
PAULINE
Tu supplieras Debray qu'il me laisse l'embrasser... il le faut, il le faut!., et puis, je m'éloignerai, je partirai... Parie-t-elle de moi, se souvient-elle de moi ?
HORTENSE
Oui, oui!,.
PAULINE
Merci, mon Dieu!., merci!
nOUTENSE.
Par ici !
(Elles sortent par une porte de coté.)