SCÈNE XVIII
Les Mêmes, LE CURÉ, HORTENSE : puis DARBELLE.
LE cdré , à Hortense.
Venez, Hortense, venez!..
Hortense , apercevant Debray et poussant un cri de Joie.
Ciel! Debray! Ce n'était pas lui!
Qu’y a-t-il donc?
LE CURÉ
i* Il y a, mon ami, que nous vous cherchions par-
■li
PAULINE
tont... On nous avait parlé d’une rencontre... mon cousin l'officier... Oh! alors, je suis sort'
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d'un duel...
DEBRAY, agite.
Un duel!.. En effet... Et ce coup de feu...
(Il veut sortir.)
LE CURÉ , l'arrêtant.
Où courez- vous ?
DEBRAY
Venger mon honneur !
DARBELLE , arrivant tout effare.
Ton honneur ?.. fl est vengé !
Explique-toi...
DARBELLE . allant toujours regarder au fond.
C’est facile à dire... mais j’ai mois gardes champêtres à mes trousses... Ils voulaient m’arrêter au nom de la loi... j’ai laissé les témoins transportant le corps de de Varcnnes I DEBRAY.
Tu l’as tué?..
DARBELLE.
Oui, je l’ai tué!.. Il m'a avoué qu'avant
des gonds... Tu n’arrivais pas... j’étais cause d’une partie de tes malheurs... Bref! j'ai fait d’une pierre deux coups... c’est-à-dire... d'un coup... deux... je ne sais plus ce que je dis... Sapristi !.. Pourvu que les gardes champêtres aient perdu mes traces !
DEBRAY, regardant Pauline.
Mort! mort! (U lui tend U main.)
LE CURÉ, à Debray.
Bien , mon ami , ainsi que Dieu , l'homme doit savoir pardonner...
PAULINE, dans les bras de Debray.
Bonne Hortense !
HORTENSE
Je te disais bien que tu ne partirais pas !..
DEBRAY
Pauline... viens embrasser ton enfant!..
DARBELLE, essuyant une larme.
J'ai bien envie de pardonner à Euphémie!..