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DIVISIONS DU PAYSAGE

la même ligne prolongée doit couper les mêmes lignes ou le bord du cadre réel, au même point que le fil à plomb les coupe dans la nature.

Quant a la règle graduée, elle sert à apprécier de combien un point s’éloigne d’un autre par rapport à un troisième, soit en hauteur, soit en largeur, et soit obliquement.

Pour faire usage de celte règle, il convient d’observer deux conditions essentielles :

La première est de la maintenir toujours à la même distance de l’œil et le plus loin possible.

La seconde est de la placer de manière à ce que le rayon visuel soit perpendiculaire sur son milieu.

Divisions du paysage. — Si donc nous sommes en face d’un paysage, et posons notre règle dans les conditions ci-dessus, comme elle est divisée en vingt parties, et que ses extrémités correspondent aux bords latéraux du cadre fictif, c’est-àdire qu’elles vont rejoindre, de chaque côté, l’espace que nous voulons reproduire, chacune des vingt divisions de la règle correspondra avec un point du paysage, et comme ces divisions sont égales, la règle partagera aussi le paysage en vingt parties égales.

Si d’un autre coté, nous fractionnons la largeur de notre dessin en vingt parties pareilles les unes aux autres, chacune de ces parties correspondra à celles indiquées sur la nature par notre règle graduée.

LE PAYSAGISTE EN CAMPAGNE

Enfin, si nous tenons, dans les conditions cidessus : la règle horizontalement , nous constatons que son quatrième point correspond, par exemple, à un tronc d’arbre, et nous en concluons que nous devons marquer ladite tracesur le quatrième point de division de notre dessin.

Au septième point correspond un clocher ;

Au douzième point, un second tronc d arbre ;

Au dix-septième point, une arche de pont, etc.

Nous marquons ce clocher, ce second trou et cette arche de pont aux septième, douzième, dixseptième, divisions de notre dessin, et ainsi de suite.

Après avoir appliqué ce système horizontalement, nous l’appliquons de même dans le sens vertical, et peu à peu nous arrivons à obtenir dans la hauteur et dans la largeur de la surface sur laquelle nous nous proposonsde dessiner, un nombre de points de repères suffisants pour être sûrs de ne pouvoir nous égarer.

En effet les points principaux se trouvent rigoureusement à la place qu’ils doivent occuper, et nous avons à notre disposition une sorte de décalque de la nature.

11 nous est donc permis, alors, d’entrer sans inquiétude, pour les erreurs de l’ensemble, dans la recherche intime de la forme et du détail.

Dans ce chapitre et dans les précédents nous avons voulu donner tout de suite à l’élève des notions générales sur l’ensemble du paysage, au lieu de l’exercer à dessiner isolément de classi-

OBJETS ET EFFETS DE PAYSAGE

ques troncs d'arbres , des blocs de rochers, etc., qu’il a déjà appris à traiter à l’école.

En agissant ainsi, nous avons prévenu de nombreuses redites, car nos leçons s’appliquent également à toutes les compositions :* au crayon , à la plume , au fusain, au pinceau , etc., qui réclament des matières, des subjectiles, un outillage et surtout des procédés divers d’exécution que notre cadre ne nous permet pas de développer ici.

Quel que soit d’ailleurs, le genre qu’on adopte, l’opération doit toujours commencer par le croquis, Y esquisse et V ébauche.

Il ne nous reste plus qu’à étudier, séparément les divers objets et les effets variés, qu’on peut avoir à reproduire dans le traitement d’un paysage ou d’une marine.

Y. — OBJETS ET EFFETS DE PAYSAGE Physionomie des contrées.

Il est à remarquer que l’aspect des fabriques, des costumes et des mœurs varie dans chaque contrée suivant la zone et la nature du sol.

Les habitants, bêtes’ et gens, offrent aussi dans leurs physionomie, un air de bien-être ou d’infortune, de joie ou de tristesse, attestant la fécondité, la richesse ou la stérilité du terrain.

Les habits mêmes, les constructions et les usages subissent l’influence climatérique et géologique du pays.

OBJETS ET EFFETS DE PAYSAGE

(c Le sol, dit Thénot, donne sa physionomie à tout ce qui est dessus.

« C’est ainsi, continue l’auteur, que les campagnes de la Champagne pouilleuse, formées de craie ou bien de terre, ne laissent croître que quelques herbes maigres, ne poussant qu’à regret.

« Point d’arbres, point d’eau!

« Les habitations participent de l’aspect de ce désert : bâties avec ces matériaux, elles ont la couleur blanche, blafarde, fatigante à l’œil ; les toits couverts de chaume prennent un ton particulier, tirant sur le gris noir.

« Le contraste de cette couleur avec tous les autres objets, tendant au hlano , forment discordance et donne un air de deuil à tous les villages, peu peuplés, surtout d’hommes, car beaucoup se font rouliers ou domestiques.

« On n’aperçoit que quelques femmes et des enfants ; le plus souvent couverts de haillons et implorant la pitié. »

Si l’on passe, au contraire, dans une contrée fertile, tout change, tout s’anime. Des enclos, des villas, des jardins bordent les routes; au sein d’une végétation souriante s’élèvent des arbres chargés de fruits. Les habitants ont l’air heureux, et leurs demeures construites et peintes avec élégance annoncent l’honnête aisance de leurs propriétaires.

Contour des objets.

Les eaux, les arbres, les rochers, les nuages, et les montagnes, qui nous semblent, à première

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