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LES CIELS

vue, formés de lignes droites, affectent, en réalité, des courbures et des ondulations qu’on reconnaît dès qu’on les fixe avec quelque attention, et dont il faut tenir compte.

Mais comme des lignes courbes sont moins faciles à tracer que des droites, le paysagiste cherche, dans son étude, à établir d’abord les masses de l’ensemble, puis celles des divers objets, sous des formes anguleuses dont il épure ensuite le contours jusqu’à ce qu’il approche le plus possible de la vérité.

Les fonds.

Indépendamment du fond ou enduit spécial qu’on couche sur la toile qui doit recevoir la peinture, et qu’on appelle aussi impression , on dit également un fond d'architecture , un fond de paysage , etc., pour désigner le champ même du tableau, sur lequel les objets ou les figures se détachent, lorsque ce champ est occupé en tout ou en partie par des monuments, des arbres, des prés ou la mer.

Le ciel sert généralement de fond de paysage.

Les ciels.

Pour saisir vivement la forme fugitive et la couleur si variée des nuages, il faut un œil bien exercé, et pour les rendre, un pinceau habitué par une longue pra'ique, à reproduire ex professo l’effet du ciel, son ton et sa valeur.

Les élèves devront commencer par des effets

OBJETS ET EFFETS DE PAYSAGE

gris et simples, c’est-à-dire, choisir le jour et le moment où l’air est pur et calme et le ciel sans nuages.

Les nuages ont d’ordinaire les dessous très frangés dans le haut du tableau, puis, en se rapprochant de la ligne d’horizon, les contours s’aplatissent graduellement jusqu’au bas où ils deviennent horizontaux.

Une fois qu’on a ébauché, sans détails, les masses générales qui le garnissent, le ciel est presque terminé.

Il faut l’avoir exécuté pour ainsi dire à main levée, sans attendre que le vent ou le soleil ait eu le temps de changer la physionomie des nuages en les déplaçant ou en les éclairant différemment; car, pour bien faire, il ne faut pas y retoucher, sous peine d’alourdir la couche aérienne.

Un beau ciel doit être vague, léger, fuyant, afin que les objets qui le cachent en partie en paraissent bien détachés.

Un ciel tout bleu ou tout gris esttoujours moins flatteur à la vue que celui que l’on sème de nuées vaporeuses et variées de couleurs, pas trop éparpillées pourtant, mais massées de manière à former des repos.

Nous traiterons bientôt des effets de soleil, de lune, etc.

Lointains et silhouettes.

Les silhouettes des montagnes, des arbres et autres accidents qui forment le fond du tableau .

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