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LES ARBRES

D’ordinaire, comme nous l’avons dit, toutes les constructions qui donnent au pays une physionomie spéciale, rappellent, par leur style et par leurs matériaux, l'état du sol et les usages des habitants.

On comprend de quelle importance est pour l’artiste qui compose, de connaître parfaitement les particularités qui caractérisent la vérité locale de la contrée où il fait se passer l’action qu’il veut dépeindre.

La pente même des toitures varie suivant les pays; et la végétation change d’aspect dans les divers climats.

Les arbres.

Après avoir ébauché l’arbre, de manière à bien établir, par masses , les ombres et les jours, on passera au modelé du tronc, et des branches-mères.

Le tronc sera reproduit aussi fidèlement que possible comme aspect général. Pour en exprimer la rondeur: on passera une teinte unie sur la masse à ombrer, puis une seconde teinte sur la partie la plus vigoureuse.

Les gerçures, les groupes et accidents pittoresques se disposeront sur là préparation des ombres et sur le clair.

L’écorce de l’arbre est lisse ou rugueuse, et sa forme varie suivant son essence.

Le feuillage. Ce n’est que par de nombreuses études d’après nature ou d’après des œuvres de maîtres, que le commençant parviendra à rendre avec exactitude les aspects différents des arbres de chaque espèce.

64 OBJETS ET EFFETS DE PAYSAGE

Un hêtre a une physionomie particulière qui ne ressemble en rien à celle d’un chêne, d’un saule, d’un orme, d’un platane, d’un peuplier, d’un palmier, etc.

La justesse de la forme de la silhouette est la première condition à obtenir.

« Le soir, dit Thénot, entre le crépuscule et la nuit noire, lorsque, passant près d’un bois, nous apercevons un arbre, nous reconnaissons immédiatement à quelle espèce il appartient.

« Cependant, à cette heure, il ne présente qu’une masse vigoureuse sans aucun détail et pour être vu, il faut qu’il se détache sur le ciel.

« Ce n’est donc qu’à la forme de son contour, à l’aspect de la silhouette, que nous le reconnaissons. »

Il importe aussi d’observer la direction des branches, qui, suivant les espèces, s’étalent horizontalement, ou s’élèvent de bas en haut; ou au contraire s’inclinent vers le sol.

Les unes sont plus ou moins droites, les autres contournées en zigzags, d’autres enfin entortillées, etc.

La silhouette d’un arbre, exactement dessinée doit donc rendre suffisamment son aspect, qui se complétera par l’exécution du détail des masses de feuilles.

Ces masses, deleur côté, seront rondes, longues, simples ou dentelées, suivant la forme des feuilles elles-mêmes.

Les ombres et les lumières seront traitées ,de

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