‹ Paysages et marinesChapitre 16 sur 20 · LES EFFETS · texte numérisé non relu

LES EFFETS

hasarder à tenter cette étude ; la plupart se contentent d’observer attentivement et à plusieurs reprises ce spectacle, et avec des notes prises d’après nature, ils exécutent chez eux leur composition de mémoire.

La. neige. — A moins d’avoir devant sa fenêtre une vue que l’on puisse peindre presque du coin du feu, il faut un grand courage pour s’en aller, palette en main, bravant le froid, chercher en plein champ une étude dont les difficultés peuvent se compliquer d’une fluxion de poitrine. Mais le peintre Gusman ne connaît pas d’obstacles.

Bien couvert et muni du bagage nécessaire, il choisira de préférence un effet de neige au soleil , à cause des tons rosés et dorés dont elle est teinte sous les rayons de l’astre, et il s’efforcera de rendre sur la toile le doux azur des ombres qui reflétant celui du ciel paraissent d’un bleu pur aux premiers plans.

On commence généralement par le ciel et les fonds.

L’orage. — Quand l’atmosphère est agitée, que les vents changent à chaque instant la forme des nuages qui obscurcissent le ciel, que sur terre les arbres s’échevèlent sous la rafale, tout ce que l’on peut faire, c’est de croquer en hâte et de noter les effets les plus pittoresques; puis ayant dessiné le tableau, de les reporter suivant ses souvenirs.

L’imagination de l’artiste est une plaque sensibilisée où se photographient et où il retrouve les impressions vives qui l’ont frappé.

MARINES

Les sous-bois ont un charme mystérieux qui attire instinctivement les natures rêveuses; mais le manque de clarté est un inconvénient regrettable qui rend presque impossible cette étude... Il est pourtant d’heureux essais, qui montrent que le vrai génie se joue des difficultés...

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