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VI. — MARINES

Tout ce que nous avons dit précédemment du paysage en général peut s’appliquer à la marine qui en est une des plus riches subdivisions.

Toutes deux se traitent de même, toutes deux offrent mêmes attraits et mêmes difficultés; on aurait tort pourtant de croire qu’on peut prétendre à reproduire avec succès les aspects multiples de la mer par cela seul que l’on sait peindre un paysage, si l’on n’a pas fait dans ce but des études spéciales.

« La mer, dit Ernest Hareux, cette mer, cette enchanteresse aux charmes infiniment variés, cet immense caméléon aux couleurs changeantes, cette perfide, cette traîtresse captivante dont la sublime beauté nous enivre et nous transporte d’enthousiasme n’a pas d’égale. Gomme grandeur, elle dépasse tout ce que l’imagination humaine peut concevoir : plus on la voit, plus on l’admire. »

Tantôt cette vaste plaine liquide étale jusqu’à l’horizon une nappe calme et polie, qui reflète, comme un miroir, l’azur des cieux et les feux du

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