‹ Paysages et paysansChapitre 112 sur 121 · LE SOUFFLET · texte numérisé non relu

LE SOUFFLET

(c C'est lu solitude infinie

Ici chez vous, père Grelet!

Pas même un chat pour compagnie? »

— u Ma foi non ! mais, j'ai mon soufflet.

Il a des bras comme un' charrue Et des pectoraux comme un bœuf.

J'I'ai vu toujours, i' n'est pas neuf.

Hein? quell' taille et quell' min' bourrue!

Dam ! c'est pas mignon comm' les vôtres. Son fer, ses clous, son cuir, son bois, Ayant vieilli tous à la fois Sont aussi noirs les uns q'ies autres.

Si l'ennui m'prend trop dans mon coin J'souffle avec, sans q\à soit d'besoin.

Du bout, dans les charbons j'tisonne.

Et quand j 'm'en sers plus, qu'i' s'tient coi,

J'aime à l'avoir couché sur moi.

Mon soufflet m'tient lieu d'un' personne !

A son vieux clou c'est lui qui m'garde. Ent' mes ch'nets, j 'm'assoupis un peu... J'm'éveille... et j'vois au clair du feu : Sa grand' forme en cœur qui me r'garde!

L'tenant rdernier d'ia maisonnée J'crois frôler les mains et les g'noux D'tous les chers en allés d'cheux nous Qui l'fir' marcher d'vant c'te ch'minée!

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