‹ Paysages et paysansChapitre 29 sur 121 · GENDRE ET BELLE-MERE · texte numérisé non relu

GENDRE ET BELLE-MERE

Jean était un franc débonnaire, Jovial d'allure et de ton, Égayant toujours d'un fredon Son dur travail de mercenaire.

Soucis réels, imaginaires.

Aucuns n'avaient mis leur bridon A son cœur pur dont l'abandon Était le besoin ordinaire.

Je le retrouve: lèvre amère f Ayant dans ses yeux de mouton Un regard de loup sans pardon...

Quelle angoisse? quelle chimère?

Quelle mauvaise fée a donc Changé ce sars ? Sa belle-mère I

Il n'aurait pas connu la haine Sans la vieille au parler bénin Qui d'un air cafard de nonnain L'affligeait et raillait sa peine.

Il avait la bonté sereine Et l'apitoiement féminin.

Il n'aurait pas connu la haine

Sans la vieille au parler bénin.

Aujourd'hui,, la rage le mène.

Pour mordre, il a le croc canin Et son fiel riposte au venin.

Non! sans celte araignée humaine, Il n'aurait pas connu la haine!

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