‹ Paysages et paysansChapitre 30 sur 121 · I'.\.Y:>A(;ES KT I'AV^^AX · texte numérisé non relu

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Il devint fou. Comme un bandit.

Il vivait seul dans un repaire, Ame et corps, gendre, époux et père.

Se croyant à jamais maudit.

Tant et si bien que, s'étant dit Ou'il n'avait qu'une chose à faire :

Assassiner sa belle-mère Ou se tuer? — il se pendit!

— Au sourd roulement du tonnerre Que toujours plus l'orage ourdit, Son corps décomposé froidit.

Veillé par un spectre sévère :

Encor, toujours, sa belle-mère!

La belle-mère se délecte Au chevet de son gendre mort, Et le ricanement se tord Sur sa figure circonspecte.

Avec ses piqûres d"insecte Elle a tué cet homme fort.

La belle-mère se délecte Au chevet de son gendre mort.

Sitôt qu'on vient, son œil s'humecte.

Elle accuse et maudit le sort!

Mais, elle sourit dès qu'on sort...

Et, lorgnant sa victime infecte, La belle-mère se délecte.

l'A V. SA G ES ET J'AYSANS S.)

Enterré, le soir, sans attendre, Sur sa tombe elle esta genoux Voilà ce qu'en son tertre roux La croix de bois blanc peut entencire

« Enfin! J'viens donc d't'y voir descendre Dans tes six pieds d'terr'l t'es dans l't'rou. C'te fois, t'es ben parti d'cbcux nous, Et tu n'as plus rin h prétendre.

llèv' pas dmoi, fais des sommeils doux. Jusqu'à temps q'ia mort vienn' me prendre, Alors, j's'rai ta voisin' d'en d'sous, J'manq'rai pas d'tourmenter ta cendre...

L'plus tard possible! au r'voir, mon gendre. »

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