LA JUMENT ZIZI
Sur place, à la montée, à la descente aussi, La jument dansotait son trot, n'y voyant goutte. Vous arriverez bien, allez ! coûte que coûte ! Fit le routier, d'un air dont je restai saisi.
Ce disant, il sauta de son siège, et voici Que, ramassant sa force et la déployant toute, Il courut, brille en main, le reste de la route , Ses pieds sonnant devant les sabots de Zizi.
-N'ayant plus qu'à porter le poids de son squelette, Uoide et folle, la rosse, automatiquement. Suivait le train d'enfer de ce rustique athlète ;
Et ce fut par la ville un cpouvantement, Ouand, nu-tète, cet homme à la haute stature Entra, torrentueux, traînant bète et voiture.
ISy PAYSAGES ET PAYSANS