‹ Paysages et paysansChapitre 66 sur 121 · DEUX BONS VIEUX COQS · texte numérisé non relu

DEUX BONS VIEUX COQS

Le cabaret qui n'est pas neuf Est bondé des plus vieux ivrognes Dont rouge brique sont les trognes Entre les grands murs sang de bœuf.

L'un d'entre eux, chenu comme un œuf, D'une main sur la table cogne, Et, son verre dans l'autre, il grogne : (( Aussi vrai que j'suis d'Ghàteauneuf I J'reste un bon coq, et l'diab' me rogne ! Je r'prendrais femm' si j'dev'nais veuf. » « Dam! moi, fait le père Tubeuf, J'suis ben dans mes quatre-vingt-neuf :

Et j'm'acquitte encor de ma b'sogne ! »

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UN JOL'R U'ilIVEPt

Arqué haut sur les monts et d'un bleu sans nuages Qu'un triomphant soleil embrase éblouissant, Le ciel, parla vallée oii la chaleur descend, Anime, en plein hiver, la mort des pa3-sages.

Il semble qu'ici, là, la mouche revoltige, Tourne dans la poussière ardente du rayon ; On va voir le martin-pêcheur, le papillon, L'un raser le ruisseau, l'autre effleurer la tige !

Le ravin clair bénit l'horizon rallumé;

Du branchage et du tronc l'arbre désembrumé

Contemple, radieux, le luisant de la pierre.

Et, dans l'espace, au loin, partout, les yeux surpris Ont la sensation d'un été chauve et gris Dont la stérilité rirait à la lumière.

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