ASCENSION
A mesure que l'on s'élève Au-dessus des mornes terrains, On sent le poids de ses chagrins Se désalourdir comme en rêve.
Pour l'àme, alors, libre existence !, Car, subtilisée à l'air pur, Son enveloppe vers l'azur Semble évaporer sa substance.
On monte encor, toujours! Enfin, On n'est plus qu'un souffle divin Flottant sur l'immense campagne :
Et, dans le plein ciel qui sourit.
Le blanc sommet de la montagne Devient le trône de l'esprit.