‹ Paysages et paysans; poésiesChapitre 40 sur 123 · A L'AUBE · texte numérisé non relu

A L'AUBE

Brûlé par l'énorme lumière Irradiant du ciel caillé, — Stupéfait, recroquevillé, Hàlé, sali par la poussière,

Le pauvre paysage mort Se ranime à l'heure nocturne, Et puis, murmurant taciturne, Extasié, rêve et s'endort.

La bonne ombre le rafraîchit; Et toute propre resurgit Sa mélancolique peinture.

Avec l'aurore se levant, La rosée, au souffle du vent, Pleure pour laver la nature.

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