‹ Paysages et paysans; poésiesChapitre 53 sur 123 · LES INFINIS · texte numérisé non relu

LES INFINIS

Vertigineux géant du désert qu'il écrase, La tète dans l'azur et le pied dans la mer, Le mont découpe, ardent, sous le dôme de l'air, Son farouche horizon de chaos en extase.

Le vide où, par instants, des vents de feu circulent, Tend son goulTre comblé par son rutilement; L'onde et la nue, ayant même bleuissement, Face ;i face vibrants, s'éblouissent et brûlent.

Là, ce que la Nature a de plus éternel : L'Espace, l'Océan, la Montagne, le Ciel, Souffre pompeusement la lumière embrasée;

Puis, la Nuit vient, gazant sous ses voiles bénis La Lune, spectre errant de ces quatre infinis (Jui boivent les soupirs de son âme glacée.

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