‹ Paysages et paysans; poésiesChapitre 61 sur 123 · UNE RÉSURRECTION · texte numérisé non relu

UNE RÉSURRECTION

Autrefois, un pauvre arbre, au coin d'une prairie.

M'avait toujours frappé les yeux

Par son dénudé soucieux Et par l'air écrasé de sa sommeillerie.

Or^ après bien des ans, ce soir, je le retrouve.

Et, c'est un ébahissement

Tout mêlé d'attendrissement.

Gomme un trouble ravi qu'à son aspect j'éprouve.

Car, maintenant, pour l'œil, le serpent de la sève Qui tette les rameaux, les étouffe et s'y tord. Le gui, lui rend la vie en aggravant sa mort!

Et l'arbre repommé, débrouillassé d'ennuis. Gaillardement vert jaune, orgueilleux se relève. Semblant tout revêtu d'un feuillage de buis.

LA UEMAUIEE

Le corps prostitué de la veuve infidèle Est maudit chaque nuit par un spectre blafard Dont rœillade ironique et le baiser cafard Viennent la chatouiller comme un frôlement d'aile.

En tuu^ lieux, et toujours, aux mois de l'hirondelle,

A l'époque du givre, au temps du nénufar.

Le corps prostitué de la veuve infidèle

Est maudit chaque nuit par un spectre blafard.

Son lit est assiégé comme une citadelle Par son premier mari, vivant pour son regard. Et l'anathème affreux du Revenant hagard Lancine, dès que rautre a soufflé la chandelle. Le corps prostitué âc la veuve infidèle.

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