HISTORIQUE DE NOTRE GRANDE PROPRIÉTÉ
Exemples :
Prenons-les dans le passé, même de la grande propriété dont M. Duval tient à fournir le type.
§ i-r Vieillesse
Avant vous, votre beau-père, c'est-à-dire : — instruction, intelligence, activité, richesse. Quel résultat ?
Vous aVez écrit : — Ruine de ses proprié-
tairea. Ceci est une forte hyperbole, qui arrondit bien la plirase mais qui l'arrondit vraiment trop. En effet, la succession, fut dit-on, de trente millions; —beaucoup aspireraient à cette ruine, modérez-vous à ces limites vraies : — les fermiers payaient mal.
A quel défaut donc cet insuccès ?
Le moindre et le plus légitime : — le propriétaire était vieux et s'occupait ailleurs.
§ IL— Pauvreté
Avant lui, un novateur, un homme remarquable : — instruction, intelligence, activité, jeunesse, et tout son temps, tout son travail, toutes les ressources d'un esprit fécond et d'une énergie vivace, — sa vie.
Il bouleversa, transforma, créa, remua des montagnes, produisit des merveilles, mérita une statue — partit insolvable et fut honni.
A quel défaut cet insuccès ? — hélas I le plus excusable, le moins excusé.
Avare? — Oh ! noii,— trop généreux.
Tl fut pauvre !
§ III. — Ignorance, Sottise , Fainéantise
Avant nous tous, cette grande propriété d'aujourd'hui formait un des plus petits domaines relevant du donjon ou du monastère voisin.
— Il y avait des ajoncs, des bruyères, quelques familles hâves et misérables.
— Le seigneur, bruyamment, y venait courre au cerf, et, joyeux, hautaiii, insouciant, foulait, sans s'en douter, toutes ces tristesses.
— L'abbé, repu, y venait pêcher Tétang. Et, vaporeux sous la digestion d'une poularde, il n'y voyait pas le pain d'orge.
Ôeux-là sont passés et ne nous en voudrons plus, ils Font au reste bien mérité \ mettons à leur charge les trois autres cas : — fainéantise, sottise, ignorance.
De la grande propriété, voilà ce que de petits . défauts avaient fait.
Sans défauts, voyons ce que vous allez en faire. ' •