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L'ORGANISATION DE RENSEIGNEMENT

temps est-il si loin de nous ? est-il même absolument passé ? Quoi qa*il en soit à cet égard, je ne connais pas de plus affligeant spectacle pour an pédagogue que ces petits enfants aban« donnés à eux-mêmes dans quelque coin de la salle de classe, entassés sur un ou deux bancs, le plus souvent sans tables, tantôt condamnés à une immobilité contre nature, tantôt troublant l'école par leur stérile agitation. C'est une funeste erreur que de croire qu'ils ne peuvent rien apprendre tant qu'ils ne savent pas lire. D'abord l'enseignement de la lecture et celui de récriture doivent marcher simultanément ; ensuite ils peuvent donner lieu, par le choix des mots et plus tard des phrases, aux premiers exercices d'intelligence qui sont des exercices de langage/et par suite déjà des exercices de grammaire française. Il en est de même pour la numération parlée et écrite et pour les débuts du calcul mental. Les récits d'histoire sainte et d'histoire de France, les leçons de choses donneront lieu également à des exercices de même nature. Si, de plus, le sujet de quelques-unes des leçons, de choses est emprunte aux notions élémentaires de la géographie et du système métrique (conformément au programme du cours), l'esprit, la mémoire et les yeux des enfants auront ainsi à se mouvoir dans un cercle varié et relativement étendu.

Ce n'est pas tout. Il faut réserver une heure par semaine pour la composition. C'est un moyen d'émulation, qui en même temps permet de suivre pas à pas les progrès des élèves et le développement même de l'enseignement. Les compositions peuvent être distribuées de telle sorte qu'U n'y en ait qu'une par semaine, sans compter l'écriture : orthographe, calcul, histoire de France et géographie, rédaction française. Dans le cours supérieur, les sciences appliquées remplaceront le calcul ordinaire et le dessin remplacera l'écriture. La composition en lecture aura lieu dans toutes les divisions, à la place de l'exercice ordinaire de lecture, une fois par quinzaine.

Chaque élève aura un cahier spécial, sous la garde du maître^ et toutes les compositions y seront inscrites à leur date, avec les indications suivantes : nom et âge de l'élève; — cours et dasse auxquels il appartient; — sujet et date de la composition ; — • nombre de fautes; — appréciation du maître indiquée par un chiffre gradué d'après une échelle de 10 à 0 (10-9, trèsj bien; 8-7, bien; 6-6, assez bien; 4-3, médiocre; 2-1, mal;

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0, nal) ; — place obtenoe far Télèye sur taot de eottcanreatB.

Le cahier me semble offrir «et aranta^ , que le nuttca, l'élèye, la famille de Yélère peavent y saiwe, semaiae par semaine, les résultalB dutrarail, plus facilisment c^'au moyen de feuilles yokti^es. C'est un recueil qui a du ^rix ^ome rtéoole eUemôme et qui peut figurer dams un eoneours ou wm expositioxi.

Qnao[it aux devoirs quotidiens, il est bon gmeies élèves snteot munis d'vn cahier-*joumal sur leiqpiel ils les écriront an fur et à mesure, dans leur ordre de succession et avec leur date. En habituant les enfants à le tenir proprement, nn anivera-peuiàpett et par le fait à supprimer le cahier au net, oe qui constituera une grande économie du temps, et de plus on leur donnera dès le jeune âge des habitudes de £oin, d'ordre et <de prt^ffeté qui ne sauraient être contraetôee de ireq» 4}onBfi heuae. — Ces cahiers, soigneusement tronseryés, pourrent^au^ jouer leur rôle daiss les concours caiÉtonaux ou dans .les :exposUi(»is sooiaifes.

On ne négligera ^pas non pkis de laisser dansirhoraise ^e .k semaine une plaoe pour la lecture des. noies hefadonMudaifes «t des {Places méritées en composition ; la ctaase ilu samedi soir est naturellement indiquée potn* cet offîoe.

^Mais — voici Tenir la grande objection fondée sur les conditions inhérentes à la nature de Técole — comment un institutenr ou une institutrice sans adjoint ou sans adjointe pouamoat-îis concilier tant d^ exigences ivon 6eulem.ent.diverseSy mais oppaeécs les unes «ux 'autres? 'Le problèfme est ardu, mais non inaolflUe.

D'abord il est admis que le maître (j'emploie ce mot piaur abréger, étant entendu qu'ai désigne rinstitutrine aussi bien qne l'instituteur) aura des aides, xjai le remplacerûmt.poiur eontinniïr . ou surveiller un exercice qu'il am>a lui-méiDe mis en train «

Ensuite il y aura nécessaîremeist un certain nombre d^itcnvoe par semaine consacrées au travail d'étude : composition (seulement dans le cours élémentaire et dans le cours isupérienr), védaction du devoir^ étude de la leçon. L'écriture et Je des^a, sans donner au maître une entière liberté, kd laîsseiK>otjiéaiimoins quelque latitude pour ^s«er d'un cours à. un «aufare.

EnOn certaines leiçons pourraient «être communes à toute kt classe, paT exemple, les leçoits de.(àose8y J!hisrtoiife decEbransej; d'autres, au cours élémentafne et au couis supérieur : la graiftmaire, la géographie, oar il snfat que les .devoirs donnés À

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propos de ces leçons d!ifiite<eiit sel&nies Â&ix catégories d'61è.ves. Il y a d'autant moins de scrupule à \e faire que, dansies ôeole& à un seul maître, le cours supérieur e^t généralement peu nombreux, et renseignement s'y borne à une révision de celui du cours élémeiktaire awc addition de quelques parties facuîtatîyes. Essayons maintenant de jeter les bases d'un emploi du temps pom* chacun des trois cours.

Classes du vatin, tous les ktoks, excepté le jeudl

De 9 h, à 8 A. 30 (30 minutes), — Instrucfîoa religieuse ^ dans les troi» cours. -— Lundi et vendredi, récits d'histoire sainte aux cours éTémentaire et supérieur, par le maître ; étude des prières au cours préparatoire par un aide. Mardi, mercredi, samedi, récits au cours préparatoire, par le maître; étude du catéchisme dans les deux autres.

De %h. 30 a 9 A. 10 (40 minutes), — Ëlude et récitation de la leçon dans les cours élémentaire et supérieur (la leçon ne sera pas la même dans les deux cours). Il n'y aura par jour qu'une seule leçon, toujours courte : le lundi, grammaire ; le mardi, histoire de France ; le mercredi et le vendredi, morceaux choisis; le samedi, géographie. Il suffira de 15 à 20 minutes pour interroger rapidement mais sérieusement un nombre d'élèves assez grand pour les tenir tous en haleine. — Pendant les 20 pnemières minutes, le maître fera un exercice d'intelligence et de langage au cercle, au cours préparatoire; pendatft les '20 demiènss vaà-^ nutes, dessin sur Tardoise au même cours (par un aide).

Z)6 9 A. 10 À 9 &. 45 (^35 minutes). — Lecture par un aide (cours prépara» toire), langue française par le maître (cours élémentaire et cours supérieur) : Leçon de grammaire, dictée au tableau ou exercice de composition française, de. Le texte ou le sujet du devoir k faire aura été écrit d'avance au tableau : dictée écrite lundi et mercredi ; mardi, rédaction historique; vendredi, devoir de calcul écrit; samedi^ exercice décomposition fiuingaise (lettre famillière, anecdote, etc).. Les devoirs ne seront pas les mêmes pour les deux cours.

Z)e 9 A. 45 ik 9 h. 55 ('lO minxctesj. — Repos. Sortie.

De 9 A. 55 à 10 h, 30 {S^minutes) —Ecriture par un aide (cours préparatoire). — Calcul ou système métrique (cours élémentaire), par le maître. — Arithmétique appliquée (cours supérieur), par le maître.

De 10 h. 30 à 11 h. ^0 minutes). — Calcul au cercle par le maître (cours préparatoire). — Bédadtion du devoir (cours élémentaire et cours supérieur).

Le jeudi.

De S h. à 9 h, (i heure). — Dessin (cours élémentaire et supérieur). De 9 A; à 11 A. (2 heures), — Gymnastique pour toute Técole, les élèves

1. Cet emploi du temps, rédigé en 1880, était conforme à la loi de 1850. Il sera très^acile aux maîtres de le modifier d'après la législation actuelle en donnant place k Tinstruction cûviqne et morale; la même observation s'applique au tableau de la page 393.

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