r* partie, cb. IV
ils sont capables, et q.u*il y ait une variété apparente daas la saite réellement ininterrompue et homogène de leur travail. On leur ôtera ainsi jusqu'au loisir de vaquer à des choses in ailles ou mauvaises. Pour en venir là, il suffit de mettre à profit leur mobile activité d'esprit ; avec un peu d'adresse et beaucoup de dévouement, on réussira à tenir toujours leur intelligence en éveil, présente à ce qui se fait, à ce qui se dît dans la classe, du moment qu*on ne l'appliquera qu'à des choses qu'ils entendent, qui sont à leur portée et sur lesquelles on ne les arrête pas trop longtemps de suite. D'autre part, tous les moments de la journée ne sont pas également favorables à tous les gcenres d'applhsation ; la faculté d'attention se fatigue vite, le cerveau est plus reposé le matin que le soir, au commencement de la classe qu'à la fin ; le besoin de mouvement est aussi plus impérieux à mesure que la séance se prolonge ; le corps même peut être dans un tel état que certains exercices soient impossibles à un moment donné ; ainsi une leçon d'écriture serait foii; mal placée après une leçon de gymnastique, parce que la main se ressentirait de l'agitation du sang et des nerfs.
Il faut donc, par rapport à l'enfant, de la variété dans les exercices de chaqu • classe ; il faut de plus que cette variété soit telle qu'elle apporte non seulement de la distraction à l'esprit, mais du repos au cerveau, en plaçant les différents exercices dans un ordre gradué et en les faisant alterner dans un ordre utile.
Si maintenant nous considérons ces exercices en eux-mêmes et les matières de l'enseignement au point de vue de leur importance relative, l'essentiel n'est pas que, dans toutes les classes, les mêmes matières soient enseignées à la même heure, et que les 40 000 ou 50 000 enfants qui fréquentent les écoles d'un département répètent tous ensemble, à un moment donné, leur leçon de calcul ou de géograpgie. Cette uniformité n'est pas sans avantage, et je n'en ferais point fi; mais l'essentiel est avant tout que chacune des matières du programme ait son tour et sa place selon son importance ; qu'aucun des trois cours ne soit négligé, que le maître donne à chacun une part équitable de son temps, que surtout le cours préparatoire ne soit pas sacrifié. C'était, dans les errements du temps passé, une tradition que la divison inférieure est la moins importante : ce