L*0RGANISAT10N DE L'£NS£IGN£MENT
Il a été étudié exclusivement en vue des petites écoles, qui sont les plus nombreuses et dans lesquelles le maître est seul, abandonné à lui-même, quelquefois peu secondé par les pa* rents. J'admets Thypothèse que les enfants ne feront pas leur devoir et n'apprendront pas leur leçon à la maison. Il faut donc prévoir que tout se fait à l'école et rien en debors. C'est assurément la situation la plus défavorable. En général les maîtres gardent les enfants après la classe du matin, de i 1 beures à midi, pour leur faire faire le devoir ou apprendre la leçon. Dans ce cas, il va de soi qu'ils y gagnent une latitude proportionnelle dans les exercices de la classe proprement dite. Mais, comme cette séance d'étude n'est pas obligatoire, j*ai mis les cboses au pis et supposé le cas où elle n'aurait pas lieu.
Le même emploi du temps convient aux écoles de filles, la gymnastique y étant remplacée le jeudi matin par le travail à l'aiguille. Les petites écoles que nous avons en vue ne pourront malbeureusement de longtemps adopter l'enseignement de la gymnastique pour les filles.
Quant aux écoles mixtes, le règlement type de 4851 ' contenait des prescriptions qui, avant même d'être abrogées en droit, étaient tombées de fait en désuétude, parce qu'elles rendaient impossible l'application de tout emploi du temps basé sur de sérieuses données pédagogiques. Il est clair, que si le maître ne pouvait réunir les enfants des deux sexes pour les mêmes exer» cices, il serait obligé de doubler le nombre de cbaque exercice; que si une cloison de i m. 50 au moins de bauteur séparait les garçons et les filles, le maître, rivé à son bureau par les nécessités de la surveillance, ne pourrait pas se mouvoir. Un nouveau règlement * vient de remplacer celui dont je parle; le maître est donc aujourd'hui officiellement autorisé à donner les leçons simultanément aux deux sexes, suivant le cours auquel les élèves • appartiennent, ce qui peut avoir lieu d'ailleurs sans les confon-
1 . « Dans les écoles qui reçoivent des enfants des deux sexes, les gar» çons et les filles ne pourront jamais être réunis pour les mêmes exercices. Os seront séparés par une cloison de 1 m. 50 au moins de hauteur, dis* posés de manière que rinstituteur ni vue des deux côtés de la salle. • (Bèglement du 17 août 1851, art. 3»).