Du 7 juin 188A
^e ; il suffît (juB l«s gapçdne soient d'oa côt^ dba la classe et ks filles êè Fautre sur* des- bancs conrespoodanis- K
En reprenant chacun des exerciiCQs poor dkâfiiiOt dû» gauts, on trouvera la répartitiofi proportiffiaaeUe suiiraiite :
COVBA PttÈPAXaiEE
iBstcnctioiL moraifi « % heuias i/2 p^ semaina.
iaofi^aa fraBçaiae (oxoickes d'intelligence et de langage, récitation). 31 » i/2 »
Lecture 9 » 3/4 »
Ecriture {j compris deisoirs B«r
«ahierft)..^. 4 » «
Bessin. sur l'ardoise. *»....• 2 » 1/2 -^
Arithmétique (exercices oraux, enseignement par respect, calcul écrit
avtabieau') ». •.*. 3 » »
HJBtûîresde France et géographie ... 3 » »
LeQpn^ de chûS£&..* 2 » »
Chant „ 4 * »
Gymastiqne 2' » »
Nouft supposons que les eisefants ne^ savent, encore ni lice ni écrire^ poisqn^il s'agit des^ écoles exiâtant daoâ das conuauBea la plupart privées de: sailesi d*asiie. U imtporte ôonû de ki kar a^r«sidim OUI pluâ vite, et.nous portons un exercica de; lecture et d'écriture à chaque* classe. Le dessin las occulte utUfimant et agréable usent; le. diant nuèriierait uue part mAina restreiAte, fnais> réconooiie géaérale du plan, ne la permefttrait pas sans appoarteo du tn»uible dsuos ks d«jix sMitres eo.ttrs^ Tout le reste rentrât, soua des noms d^evs-, dans l'euseignemaat intuitifs Le maâibre dbnne. oo. ma^enoBr direcWinant^ uae be.Uire par classe,
I. fispécQos d'aillears. qne les éodles mixtes* disparaltrcmt. Le poaâp* dô la. coéducation des sexea, cher à la race germanique et à la race anglo> saxonne, est aujourd'hui vivement discuté dans le pays où il a reçu sa plus complète et sa plus large application, les États-Unis (Voy. le R<sppori de M. Buisson, ch. VI). Il y* est même condamné par l'organe de l'un des hommes qui ont le mieux mérité de la science pédagogique en Amérique et ailleurs, Af. John Phil brick, Commissaire du bnreau d'éducation des Etats-Unis k l'Exposition universelle de 18T8. L'une des conclusions da Ilappori qu'il a publié à la suite de sa mission est textuellement celle-Gi : « L'histoire de l'éducation n'appuie nullement l'opinion (the dogme) que U coéducation des sexes soit le progrès final vers lequel tende la dvilisatien. Le contraire est vrai. »
L'ORGANISATïOn DE L'ENSEIGNEMENT 383
au cours préparatoire. : on ne peut guère exiger dayantage. Enfin les exercices assis sont senrâblement moins nefmbreux que les exercices debout.
Dans le cours élémentaire, on trouve :
Instructiou morale et civique ....... 2 hettie& i/2 par semeiBe.
Langue française •• 3 » »
Lecture expliquée 3 » »
Histoire de France et géographie. . . 3 »> »
Gslicul et système métrique 3 » »
Etude et réciution des leçons 3 » 1/2. »
Rédaction du devoir 2 » 1/2 »
Correction du devoir 2 » 1/2 »
Cbmposition hebdomadaire 1 » »
GHanti t » »
Gymnastique 2i » »
Leçons de choses 2 » »
Ecriture 1 » 1/2 »
Dessin 1 » 1/2 »
Le cours supérieur n'est autre chose que 1& réyisicui du cours élémentaire, avec les modifications suiifiaiDteft) : raritlimétiqae appliquée et dee notions de géométrie remp^taceatliB. calcul oirdinaioe; le éessin, au lie» de une heure et demie, en adsoi; et, sur les deux heuros de leçons de choses, usa hoQce est i^eialement consûCféte à des sigets» empruntés aux.scifioees'p]i3rsques^ et. natureHea d«iâ leuii appliûatianL- aux iwages de la« yie.
Dans Qfls doux cours, renseignement esseaitiel est celui de 1b langue maternelle, dans lequel nous ne comprenons pas aeolement la grammaire, mais la réciteiiaii des morceaux choisis, la tectuTBf expliquée, la rédaction àe& de^oirs^ la composition et mÂme Vécsiture ; nous lui réserrone (môme sans récriture) environ dix heures par semaine. L'écriture nous paraît pouvoir être supprimée dans le cours supérieur, au profit da dessin et d'un enseignement nouveau, très élémentaire,, celui de la géomâtsie.
Ce ne saut là^ je le répète, que des indicaftions, un exemple de la manière dont on peut procéder; il n'est pas possible de ' donner ua emploi du temps également apoUcahle à toutes les écoles: c^est là un travail tout personnel et dont les jiremiers : rédacteurs doivent être les instituteurs et les institutrices. Néanmoins il faut se mettre d'accord sur les bases de ce travail ; MM. les inspecteurs primaires peuvent donc, concurremment
381 PÉDAGOGIB
avec les msiituteurs, étudier un projet pour les écoles de leur arrondissement, en tenant compte des habitudes et des nécessités locales, qui leur sont bien connues. Examinés et discutés dans les conférences cantonales, ces projets donneront lieu à an emploi du temps qaï senrira de type. Ce moyen concilie ronité de méthode et de vues {générales avec le respect de rioitiatire et de l'expérience indiTiduelles.
Le même moyen peut être employé pour les écoles poorva» d'acyoint, et avec d'autant plus de facilité. Lorsqu'il y a autaot de maîtres que de cours, chacun n'a qu'à appliquer le pro* gramme de son cours ; lorsqu'il n'y a qu'un maître et un adjoint, la tâche est plus compliquée, mais beaucoup moios ([^ dans les écoles à un seul maître. Le seul point yéritablemeot délicat est alors le partage du travail entre le maître et l'adyoiot ou les adjoints.
Le plus souvent, le titulaire se réserve le cours supérieur ^ laisse les autres à ses collaborateurs. Gela se comprend; néan* moins il n'est pas sans inconvénient de confier à des la^ encore inexpérimentées la conduite des divisions inférieures' ^ débuts en toute chose ont une importance décisive. Si l'instrii^ tion des petits enfants devait se borner à l'alphabet et à la cou* fection de bâtom plus ou moins réussis sur l'ardoise ou le cahier d'émture, le premier venu y serait bon, mais nous ne saurions trop protester contre cette façon d'entendre la direction des ^ tites classes. Il faut que, dès leur entrée à l'école, les enfants soient introduits dans les exercices d'intelligence que prescrit le programme du cours préparatoire; or ces exercices exigent de la part du maître des connaissances étendues, variées, une pr^ paration solide et déjà beaucoup d'expérience. Il est infiniment plus malaisé d'intéresser pendant deux ou trois heures à» élèves de six à sept ans, sans fatiguer leur attention ni ^ corps, que de faire un cours régulier à des élèves façonnés à » discipline de l'école et à l'habitude du travail. Au reste, » tftche, pour difficile qu'elle soit, n'est pas sans récomp^^^' quel charme que d'assister à l'éveil de ces «c petits esprits ti£i^ tout battant neuf qu'on prend plaisir d'éclairer a, et de voir «s* débrouiller leur petite raison naissante * ! »
Condurai-je que le titulaire devrait se charger des commeû-
i. Mme de Sévigné
l'organisation de l'enseignement 38$
çants? Cette opinion serait peut-être trop absolue, et à coup sûr plusieurs la trouveraient rigoureuse. On ne peut rien prescrire en pareil cas^ on ne peut que conseiller. Le titulaire, res* ponsable non seulement de la classe qu'il dirige, mais de l'école tout entière, est lui-même intéressé à la meilleure répartition du service entre lui et l'adjoint qu'il a mission de guider, de contrôler, tout en lui laissant une certaine latitude, sans laquelle la responsabilité n'existerait plus. J'ai vu des écoles où tous deux alternaient de deux jours l'un : mauvais expédient qui détruit l'unité de l'enseignement. Je crois que le mieux serait de charger l'adjoint d'une partie déterminée de l'enseignement dans les divisions les plus avancées, pendant que le titulaire le remplacerait dans la petite classe. Ce roulement présente en outre ravantage d'éprouver les jeunes débutants dans des cours divers et dans toutes les matières du programme.
Nous résumerons toute cette partie eu deux tableaux, contenant, l'un le programme général de l'enseignement, l'autre l'emploi du temps dans les trois cours, pour les écoles à un seul maître. Ces tableaux sont placés à la fin du chapitre.
La sanction de l'enseignement donné dans ces conditions, c'est le certificat d'études primaires, qui est à la fois un moyen de vérifier l'état de l'instruction et de stimuler l'émulation des élèves. Les instituteurs et les institutrices n'oublieront pas que le but de cette institution doit être avant tout d'étendre le niveau pioyen des études primaires, et que c'est là d'ailleurs la meilleure manière de l'élever plus tard. Autrement, au lieu de diminuer le nombre des non-valeurs scolaires, au lieu de répandre dans un rayon de plus en plus large des connaissances modestes, mais solides et pratiques, on n'arriverait qn à rréer dans chaque école une élite privilégiée, au détriment de la masse de la population classique, qui serait maintenue dans un fâcheux état d'infériorîté. Une bonne école n'est pas celle qui compte quelques élèves excellents parmi beaucoup d'ignorants, mais celle qui en compte beaucoup d'assez bons ou même de passables. Il faut que, sans efforts violents, sans préparation
^86 PÉDAGOGIB
«xceptioniieUâ ou hâtive, par la seule vertu d'ua traraii ré^ lier et de rapplication sauteuue des progcaioinAS^ noms xà- TioQA à ce résultat, que les eufaata, au sortir de Tôcolid, sa yci- «entenl comme natuaroU^xaeni et avec ua suffisant bagagje* k. r^oft* jnen du certiûcat d'études. Ce résultai; est possible, si rezaoMBi n'excède pas les bornes d'une difficuiLté may^ae ; c'est-à-àre s'il ne porte qam snr le» Matières du cours élémeAtaira, q/m. seul «elles que la loi dési^;ifee sous l» nom de aiatières obligaitQÙes'.
Dans ks écoles qHl auront le couos suf^ieur ou qui seront autorisées à. enseigner une ou plusieursi maftièr^s facmUatises, pourquoi Ias oo&didats. ne pourraMni-iid pe^ ULce ajouter à l&ir certÂÛieat U mention de ces lOkatièfl^es, afrès avoir siibi m» succès «n examen sur le pro^caHUiie piarUei ou cocaplet à cours supérieur? De cette manière^ oa ne déconragimait |^rsonnne, et on Isuâserait une latiiude suffîsaute aux laaUres et aux élèves qui ^oudraieni s'élever aurdsssus du. nivaaa v»j&^
On a fait contre le certiâcat k deux degrés une objecUda qoi tire sa valeur de l'autorité des bons esprits dont eUe émane et qui est basée sur la uiUiLtiplicité des titres déjà, trop Qomhreax, dit-on, dans renseignement primaire. Je demande la permission de ne pas me rendre à cette critique. D'abord, "il ne faut pas confondre, en fait de titres, ceux qui sont faîij pour les élèves et ceux qui sont faits pour les maîtres ; mais passons légèrement sur ce point, qui est de peu d'importance. En princtpe", dès qu'il j a deux degrés dans les matières à étudier, — matières oBligatoires, matières facultatiyes, — i! ne peut Ôtre mauvais d'attacher une sanction spéciale à chacun d'eux; en fait, rexpèrience ne donne pas tort à ce système. Le département des Ardennes, qui a fait à notice organisation pédagogique l'honneur de quelques
1. C'est précisément oe que vient de prescrire le Hèglemeat de TexaBeo -du certificat d'études primaires du 16 juin 1880. La circulaire ministérielle explicative dit expressément ; « Il importe que ce titre puisse être acqnis sans autre préparation que celle de Fécole ; par conséquent il ne doit pas dépasser le mveau des études réellement et quotidiennement faites par h division supérieure de Técole primaire. Dans tous les cas, il ne peut comprendre comme obligatoires que les matières enseignées en commun, à titre obligatoire dans Técolc même. » Quant au second degré du certificat, si l'autorité supérieure n'a pas cru le moment venu de le rég)enaenter inuièdiatement, elle déolaie « n'apporter aucune entrave aux essais- qui se foal ou qui pourraient se. faire sur quelque point du territoire, en vue de cqiibtituer un second degré d'examen. »
L'ORGANISATlOTf i»£ L'ENSEIGNEMENT 3«T
^ emprimts, à aâmis les de^x oertiricats; dans le IDonibs^ eu nous i les ayons expétrifoxentés pour la ixremière ioès, idans Jl«arbhe-et«> 1^ Moselle, dans la Somme, dans le Pay-de-Dorae, oànous les aTon» ensuite inltreMlnsts, ils CHortdoB&é et 'âonneiut'de bons résultats.
Ûes rësiit^ats soiA de deux sortes. Pramièpement^ le Bâf^eao^ de d'indfcraotioB priimajre ne risque pas de s'abaissûr an fur et à mebtm qd!QA. «'ôt^d, et les maîtres ont tcmi intérêt À y yeiler ; ensuit» les élèves sont retenus ou l*eTieni!ient à i'éeole dans 1» but id'oètentr ou «de compléter vn titre qui leur fait lioniieiir «t qwi. lenr sort déjà, quoique dépoiH*vu -de -sanction of&eielle, «de très-utile garantie. B'aiUeurs, lorsque réoole du jour lenr 'est fermée, celle du soir leur est ouverte. Le double certificat contribue donc à assurer une fréquentation plus régulière, plus prolongée, et à élever la moyenne de Tâge scolaire. Les candidats peuvent Stre admis à douze ans ; néanmoins Texpérience prouve que leur âge moyen est sendblement supérieur.
L'examen comporte des preuves écrites et des épreuves orales. N'abusons pas du devoir écrit, mais ne le réduisons pas à néant : comment s'assurer, sans une dictée, que le candidat sait Torthograpbe ? Une ou deux questions de calcul à traiter par écrit,. à tête reposée, sont-elles de trop ? Enfin n''est-il pas bon que les enfants de nos écoles sachent rédiger, dans un langage intelligible et correct, une lettre, une historiette, un récit historique ? Ajoutons que, suivant les caractères, Fexamen oral est plus ou moins redoutable pour les enfants et les Jeunes gens, et peut dans bien des cas ne pas donner leur mesure exacte. D'autre part, ne demandons pas *tout au travail de la plume ; il faut que l'examen fasse preuve que les élèves ont été exercés à penser et à formuler leur pensée par la parole : l'histoire, la. géographie au tableau et la craie à la main, la lecture expliquée, la grammaire, le calcul de tête, en fournissent l'occasion. Le temps n'est pas loin où les parents demandaient à quoi sert le certificat d'études, où les maîtres eux-mêmes étaient assez embarrasôès de répondre à la question : il s'agit, bie» entendu, de l'utilité palpable, immédiate. L'éducation du public se fait tous les jours à cet égard, et je ne crains pas de dire qu'il suffit d'établir cette modeste et utile institution dans un département pour quelle y devienne rapidement populaire ,. aussi bien pour les écoles de filles que pour celles de garçons.
388 PÉDA60GIB
Que s'il restait des incrédules, le dernier Happort de la Commission supérieure du travail des enfants et des filles mineures &&■ pioyés dans Findustrie nous fournirait au besoin une réponse plus précise ^ : « Certains industriels n'acceptant dans leurs ateliers que les jeunes ouvriers munis du certificat d'études, les parents qui désirent faire travailler leurs enfants à journée entière leur font acquérir de bonne heure, dans les écoles publiques, les connaissances qui leur sont nécessaires. Le nombre des écoles de fabrique en est diminué dans une forte prop<»^ tion, tandis que le nombre des enfants à qui la loi procure le bienfait de Finstruction augmente beaucoup. »
Ce que nous venons de dire au sujet de l'organisation de renseignement serait incomplet, si nous passions sous silence les concours scolaires.
En grand honneur il y a une quinzaine d'années, ils semblent avoir perdu de leur vogue primitive : ils ont servi surtoat de stimulant, à une époque où, les moyens directs de développer l'instruction primaire étant insuffisants, on s'ingéniait à en chercher d'autres, accessoires et pour ainsi dire à côté, fis ont produit de bon résultats, à un double point de vue : ils ont été un moyen d'émulation, en même temps qu'une sorte d'enquête à large ouverture sur l'état réel des écoles dans un canton, dans un arrondissement, dans un département. On a objecté qu'ils peuvent exciter des vanités précoces, des ambitions sans issue : c'est un des côtés de la question de l'émulation et plus généralement des récompenses dans tout système d'enseignement; qu'ils ne donnent pas toujours la mesure exacte d'un établissement et d'un maître ; c'est, encore en principe, l'inconvénient de toute espèce de concours. La vérité est, ce me semble, qu'après avoir rendu de véritables services, ils ont été discrédités par l'abus qu'on en a fait, et quelquefois aussi par des vices de réglementation. Je ne sais s'ils reprendront faveur; je ne le souhaite pas outre mesure; en tout cas, il convient de les prévoir.
Leur action, pour être salutaire, doit se faire sentir non ha*