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des historiens et des philosophes allemaiids et aagkis, Fébblissement d'an règne du droit. Elle semble, être eonsUmmeol en qaête d'une meilleure et plas complète expression de b jastice. Cela fait l'originalité de son histoire, et dès les origioes, car cet instinct était particulier aux Gaulois^ nos pères; 39 fRnaient yolontiers en main la cause de ceux qui leur paraissaleri subir quelque injustice; ils avaient l'idée de dévouement, à sacrifice, et les Français en ont hérité. La France a été du droit; elle a défendu les faibles et les opprimés, Vêige de la chevalerie et des croisades jusqu'à Tépoque où el protestait en faveur de la Pologne, aidait la Grèce à rec» quérir son indépendance et l'Italie à asseoir son unité. Lan» tradition de la France est dans cette préoccupation de la jastB^ et du droit, et par conséquent de la liberté, non seulement pv* elle, mais pour les autres. Son idéal est le plus élevé qÀi^ jamais été conçu à aucune époque de l'histoire.
Telle est l'impression que doit laisser dans l'esprit de i* enfants le simple exposé des grands faits de notre histoire, ^^ est fait avec intelligence et avec sincérité. Non pas qu'il ^^ pour nous grandir, essayer de diminuer autrui : l'impartUil* nous est facile; montrons-nous dignes de cet honneur en ne** simulant ni nos fautes ni nos revers, en montrant comment do* avons mérité ceux-ci et réparé celles-là, et en rendant justice»* autres nations. Ne faisons pas d'un cours d'histoire une &^ tion belliqueuse. Dans les écoles allemandes, l'étude de V\âs^ et de la géographie historique est toute militaire; on ne dit pJ^ seulement aux élèves qu'une bataille a été livrée à tel endïA mais encore quelles étaient les positions occupées par les d** armées ; on ne leur dit gas seulement : <c En telle année, rt»* avons pris telle ville, » on ajoute : « et nous la garderons. »C<" est entré dans les habitudes de l'enseignement. Je ne defflsov pas que nous allions aussi loin; à Dieu ne plaise, en tons^ qu'une leçon d'histoire devienne dans nos humbles écoles ^ texte de déclamations soi-disant patriotiques, ou, ce qui ^ pis encore, une occasion de fausser dans l'âme de la jeiiB«s» française le sentiment de la justice historique en ràboisa^ en calomniant à notre profit tout ce qui n'est pas français. Ces aller contre le but même de l'éducation et rendre un trist« service à la jeunesse que .de lui inspirer un esprit de àéép^
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ment et de haine à Tégard de rétranger; le génie même de la France, si profondément humain, doué d'une communicabilité si sympathique et si large, se refuserait d'ailleurs à entendre l'amour de ia patrie dans ce sens étroit et faux. Je voudrais donc simplement que notre enseignement fût patriotique dans la, vraie acception de ce beau mot; je voudrais que le maître parlât de la patrie à ses élèves comme un père parle à ses enfants dn patnmfiifie de la famille : il Ta re^ de ses aïeux, il Vft gardé, il l'a augmenté ; que ses fils auxquels il le transmettra un jour connaissent bien le prix de cet héritage, qui représente le travail et Thonneur de plusieurs générations ; <}a'ils y mettent, eux aussi, la marque de leur labeur et de leur vertu avant de le léguer à leurs descendants.
C'est ainsi ç[ue l'enseignement de rhîstoirc, en élevant la faculté de Tidéal, contribuera à Téducation politique du citoyen et à i'édvcaiien morale de Tindivida. £ik supfdée à la lacune de l'instruction civique et complète la culture virile que l'école doit donner. Elle n'est pas destinée seulement à intéresser la curjoitté, elle est on enseignement vivant et continu, la leçon du passé au profit de l'avenir. Rien de plus fortifiant que cette étude, rien qui soit plus propre à nous entretenir dans la foi au progrès, et Michelet * a raison de dire que « nul pauvre travaiUeur, s'il refait en esprit le chemin de nos pères et les suit, ne succombera. Il sera soutenu et agrandi de la grande âme (de la patrie), la voyant dans ses luttes, heurtant, tombant souvent, souvent se relevant, et toujours inspirée d'indomptable courage ei de jeune espérance. »
PROGILAIIIIE DE L^ENSEIGNEIIENT UISTOIUQVE DA!tS LB COURS lÊLÉHElfrAIRE.
Lemattre donnera les leçons sons forme de récits, s'assurera par des interrogations que les élèves Font suivi et compris, provoquera leurs réflexions. Le livre viendra en aide k la mémoire, mais ne constituera pas le fond de renseignement. Des rédactions seront données de temps en temps sur les faits les plus considérables.
^ — La Gaule et les Gaulois. Caractère et contâmes des Gaulois. On s'étendra un peu sur les anciens habitants de la province ï laquelle appartiennent les élèves.