‹ Pédagogie à l'usage de l'enseignement primaireChapitre 37 sur 206 · Loi du 27 janvier 18B · texte numérisé non relu

Loi du 27 janvier 18B

. 2. Quelques considérations sur la gymnastique, p. 18, 19. Germont-Ferrand, 1876.

é&B toves pSiysîquet. Bélfts4 on ooblie q«e n TEcrilflffe, dans «B élut poétiqme, a ^ eréer ia hMe ingé&iene «olant qm dnrmattte éà la fMunie issue de U ciiMr de rhoaune, c'est pp6> ciséflMiit tovt le eootcaifieqoi se prèscoto dans la réalAbé^ De là le misérable abandsB où. on laisse eeite créetope merreilleosemeHteoodïiiiée, où Méietee déyela|ipe rhuiniiiio In-oiénie. Ls deiliir Jiyiéiue es la femoM est la materaité. Et, sil n'errt rien, par les toarments et les responsdHlîtés encevnees, de piin sabfiiBe dans fisarre de ia natone, il n'est lîen non pins ^ sait plus digne de la soUieitade umyerselle. Qne fail-ea poar (Hspoeer la femme à ce dur Miear f Hxm fadt*<m poar donner à son organisme si délicat, et appelé à ime miesion si sainte, ia tignenr, Ténergie et les proportions nécessaires f --^ Âl»olan»ent rien. £t il ÙMit, an ndliea de notre chrilisation dévoyée, alors qne tout dans la We moderne tend à lenTerser les lois impérieuses qne la natnre impose à toot être ^▼ant, qœ l'épouse aocomprisse fatalement son osurre, sans qa'ancnne préparation de son corps ne soit Tenve en aide tm: ernelles exigences de cette nature dont on a méconnu les droits. Comptez eombien, parmi les femmes des grandes idlSes, dont la santé et les organes ré^stenl à la maternité ! Ck)mbien sont capables de soigner et dfaHaiter lenrs enfants? On ne saurait donc trop le répéter, il ne s'élèrera qne des générations laides, mièyres, exténuées, tant qne Ton ne consacrera pas au corps de la femme les mêmes sons qne Ton consent enfin à reconnaître comme utiles , * comme indispensables même ponr les hommes. »

Un programme spécial est éTidemment nécessaire. Pour la jeone fille, dit M. Eugène Paz, « point de courses longues et prolongées, car son thorax plus étroit et son cœur plus petit qae ceux de Thommis ne comportent qne modérément cet exercice ; peànt on très-peu de suspensàon fixe ; point ou pen de sauts en hautear; un peu, mats très-peu d^nneaux et de pas volante; h «ucnn prix le trapèze et in Anit en profondeur, mais, par contre, on usage assez étendu da saoft en longueur, sagemeat réglé cependant, et la répétition quotidienne et obligatoire éee exercîees libres ; fiexiens, extensions, torsions des reins, des bras et des jaunbes, en a^ant, en arrière et sur les •Mée. En an mot, pen d^exercices -pouvant développer outre mesure cette musculature délicate que la nature ne convie point

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aux travaux de force. Assez eepeadant pour que les nerfs ne prennent pas uu dessus absolu ou qu*à leur défaut les articulations ne tombent pas dans un état voisin de Fatrophie; assez aussi pour élargir suffisamment le thorai^ et les os iliaques et développer les contours harmonieux du corps, distinction et beauté spéciale de la femme. A une bonne hygiène à faire le reste, avec le plus grand concours de mouvement naturel que comportera la position sociale. » ^

n reste^ il est vrai, à vaincre des difficultés pratiques, sinon dans les villes, du moins dans les villages. Le mattre est encore plus -difficile à trouver que pour les garçons : Tidéal serait que le maître fût une maîtresse. Une fois trouvé, le rôle de l'institutrice est d'être présente à la leçon, de surveiller les mouvements, d'assister s'il le faut les élèves, en un mot de remplacer à la fois la mère et le médecin. Nous ne dirons rien de la nata» tien, qui pourtant est des plus utiles et des plus salutaires, mais qui regarde plutôt l'éducation privée, ni de la danse, qui est un exercice hygiénique, mais que les jeunes filles ne se font pas prier pour apprendre.

Telles sont^ brièvement indiquées, les principales règles de l'éducation physique ; et, comme tout se tient dans la nature et dans la vie, il arrive qu'elles concourent indirectement mais efficacement à l'éducation morale, qu'elles la préparent et lui ouvrent en quelque sorte la voie. On ne discipline pas le corps sans que l'esprit s'en ressente et que la morale y trouve son compte. L'hygiène a cela de bon que, pour arriver & ses fins, elle règle la vie, elle forme les caractères en donnant le sentiment de la mesure, réveille les énergies, modère les forts, endurcit les faibles, enhardit les timides, grandit les courages, montre l'influence de la volonté, le résultat d'une bonne direction, la responsabilité qui nous incombe, le peu de part qui reste au hasard dans ce qui nous arrive, car rien de ce qu'elle permet, rien de g!6 qu'elle ordonne ne s'obtient sans le concours d'une volonté ferme et persévérante, d*une action soutenue, d'une modération qui conduit à la sagesse et à la vertu, par le chemin qui mène à la santé et au bonheur ; de sorte que la conquête de la santé, après avoir été un but, devient, par une merveilleuse réciprocité, un moyen de conduite, de mcH'alisation^»

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