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H. Riant, L'alcool et le tabac

2. ftsas k plapart éti écoles ariMnaes «es ftats-Dim, la ftgleaiant prescrit aux instituteurs la plus grande sévérité à cet égard.

gré maîtres et maîtresses. G*est aux sens que les enfants doivent lem*s premières idées, et ces idées sont plus ou moins confpr*- Bies'à la réalité, selon que les instruments ont été mis à même de fonctionner avec plus ou moins d'exactitude. De ces débuts dépend la rectitude du jugement, parce que les idées suscitées par les sens donnent lieu non seulement à un travail de Fesprît, mais encore à de nouvelles idées dont le caractère dépendra des premières. Tout se résume en cette règle bien simple en appa-> rence : ne demander aux sens ni trop ni trop peu. C'est une loi constante de la nature animée, dit Cabanis S que le retour fréquent des impressions les rende plus distinctes, que la répétition des mouvements les rende plus faciles et plus précis. Les sens se cultivent par Texercice, et l'empire de l'habitude s'y fait sentir d'abord avant de se manifester dans les organes moteurs. Mais c'est une loi non moins constante et non moins générale, que des impressions trop vives, trop souvent répétées ou trop liombreuses, s'affaiblissent par l'effet direct de. ces dernières circonstances. La faculté de sentir a des bornes qui ne peuvent être franchies. Ainsi .la conservatioil de la finesse des sens et leur perfectionnement progressif exigent que les impressions n'aillent pas au delà des limites rationnelles de la faculté dé sentir, eomme il faut en même temps qu'elles l'exercent tout entière pour qu'ils ne s'engourdissent pas.

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L'analyse du fait de la sensation, dans la première partie de «e chapitre, a fait voir que le cerveau 7 prend une part considérable. La sensation est elle-même la condition de la perception, c'est-à-dire des premières idées qui apparaissent dans l'intelligence ; on peut déjà en Inférer que le cerveau n'est pas étranger à l'exercice de cette faculté. Ce ne serait pas asse2 dire ; les rapports du cerveau et de la pensée sont tels que l'âme, dans son intime union avec le corps, ne peut pas plus penser sans le cerveau qu'elle ne peut sentir sans lui.

i . Rapports du physique et du moral de VhomfMy 3* mémoire, p. icO, Paris, 1843.

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L'intelligence, de TaTea même de Bossuet >, « dépend dn corps par accident » : F c accident », c*est son rapport avec la sensibiliiéy et, comme la sensibilité est liée à des conditions organiques, l'intelligence arrive ainsi à nne dépendance réelle, quoique médiate, de conditions analogues.

Le langage nsnel, expression du sens commun, consacre ce rapport, instinctivement saisi, entre le cerveau et la pensée : un « écervelé », un « cerceau brûlé » ; le mot iéte est synonyme d'intelligence : «c Cet enfant s'est mis dans la tète de ne pas faire son devoir. » Un « homme de tête » est un homme qui a ses idées et qui y tient : si rien ne peut l'en faire changer, il est «i entêté ». L'observation la plus vulgaire constate qtt«, dans' certains états du cerveau, tout travail intellectuei devient difficile on impossible : on a « mal à la tête », on n'est « bon à rien ». La perte de la connaissance suit l'apoplexie, le dtiire suit la congestion sanguine, la stupeur la congestion séreuse ; il n'y a pas de ramollissement du cerveau sans un affaiblissement proportionnel de l'intelligence. L'observation scientifique corrobore ces données. Où l'on voit un cerveau, on voit une intelligence à quelque degré, et Ton ne voit pas d'intelligence sans cerveau : le cerveau des crétins a été arrêté dans son dé- Teloppement; celui des idiots estnoyé*(les hydrocéphales). Une fièvre typhoïde, une fièvre cérébrale, peuvent abolir la mémoire, ou totalement ou partiellement : on cite des exemples de personnes ayant oublié jusqu'à leur nom. Un coup sur la tête peut amener la folie.

Qu'y a-i-il à conclure de ces faits ? De ce que l'intelligence ne peut pas agir sans le cerveau, s'ensuit-il qu'il y ait identité entre le eenreau et la pensée, que le cerveau pense ou qu'il soit la eause, le principe de la pensée ? Cette conclusion dépasserait de beaucoup la portée des phénomènes observés et serait même démentie par d'autres phénomènes. Les facultés mentales subsistent malgré les blessures les plus grayes dont le cerveau puisse être atteint (expériences de Magendie). Si un coup sur la tête peut teadre. îfbo, en revanche il peut amener un progrès intellectuel : le savant Mabillon devint un prodige de mémoire à la snite d'un chute contre une borne où il faillit s'assommer. Les

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