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LES SENS

gourmand^ et c'est ce dernier défaut qu'il importe de combattre chez l'enfant ^

Malgré son caractère essentiellement physique, le goût a une certaine analogie avec l'intelligence; on dit, par métaphore, goûter la vérité, goûter une opinion; le goût est aussi regardé comme le sens du beau.

L'odorat est encore, si on peut le dire, plus matériel que le goût; il se réduit absolument à la sensation des odeurs. Il y a du reste entre eux des rapports étroits; ils servent tous deux et simultanément à apprécier la nourriture et la boisson. Us peuvent devenir l'un et l'autre une source de sensations et de besoins factices : exemple, Tusage du tabac, des liqueurs. L'éducation qui leur convient est donc plutôt restrictive ; elle a une portée sur laquelle il est impossible de ne pas insister dès maintenant.

L'habitude de ces appétits factices a une influence tantôt directe, tantôt indirecte sur la santé physique et morale des enfants. C'est ici qu'on aperçoit toute la puissance de l'hérédité physiologique.

L'alcoolisme, ainsi qu'on Ta dit avec raison 3, n'est pas seulement une maladie de l'individu, c'est une maladie de famille et qui atteint la race. Les familles des buveurs sont généralement peu nombreuses, et les individus qui en proviennent présentent soit des désordres fonctionnels, soit des lésions matérielles du système nerveux, toujours avec les conséquences morales les plus graves.

Les descendants des buveurs sont en général des buveurs euxmêmes; mais le plus souvent ils ont des prédispositions fatales

i. M. Herbert Spencer {Ouvrage cité, p. 237) soutient que la gourmandise est on défaut acquis et non une tendance naturelle ; que l'appétit, qui est un guide sûr chez les animaux, chez le nourrisson, chez le malade (?), chez les diverses races^ chez les adultes qui mènent une vie régulière, est certainement aussi un guide sûr chez les enfants ; que Ton prend pour de la gourmandise la satisfaction instinctive des besoins de notre constitution, par exemple le goût des sucreries, le sucre étant une nourriture productive de calorique... — H est vrai que les. enfants deviennent quelquefois gourmands par le fait d'un système d'alimènlation trop restrictif, mais nous n'admettons pas quici l'instinct soit infaillible comme il l'est chez les animaux.

2. Le D' Decaisne, Jas enfants de$ ivrognes (dans la F ance du 8 ootobre 1878).

à fiÉMime •(: 4ift foiw. Les m mmau^ Hk^; In vivent intellectuellement jusqu'à un certain âge, au ééik td&fatfà Mb â'anrêi«ni, iBCopaèies d'anemfMi^ lilfténur. iiaMMtttfe- BMDty ito vévèèoit ili bonne Iwara iev ètet nMoiàl ^ar <bi 4é" piKvalrâa d« teur^ iMBidaBCcsv notammant par 4i«s ÛMékicb tant^ le vol, etc. Us sont irritables, violents. Us se montoiait te pte» iOinmit réfracteras à toute- lédaaatiaa, ou lâeny sfils Qat«ppris m état libéral om vaut iptofeasion iBânsloicUe, ètHn Apitois» s'évanowneai à an tomœeuïi doniBé. L'iodéciâidn, ia pvanaas^ te besoin de vagaimidage, Y^ékeewamamn^sA «hasana aaflnd, ioa appétesicea éJbôeaaes, l'atfaiMisBeBient'iifteMectael aoiit tes twcmy tèaea qn*oa renaartre te plus souvaiit «toc des aagiete qui lâMmtissca* tealeiiieiit ei sans seeousae 4 un élat mentei «osipaosaUe à fidiotisnM. i}uelM{iiea-iHB, pkw pnmteigiès au ééteii, jontesailk d^n «ésgié mmyeÊL d'isiellftgicaMie ; mais ils sont hiiaapaa, flaamafaas, ils ont des instincts de iristesae. Téi attiand, Ican faeaMs ^aKèrent comflie diez les {«écédeats ei sidiissent la inêma d^ gradation progressive ^.

Le tabac est nroias aBemÉcier, OMds «a revaoebe il y a «acore plue de (CinBeuffaKine de baiwazs ; tes enlants eua-mèmet famaat; afc combien ide parerais les laisaeot faiaa ou méaeie les j «acaua» pmÂl Pnnesie ÎBEcnria, firuit de rigneraBce. Q^i ^m. n^neaniré dans les mes de ees.petits àkres, ftgés qoeiqueleitt deneof «ndèi ans à peâne, la dgareiteon la pipe à la benebe ? fHaisir devais les grands garçons, au début, je ne dis pas plaisir da firait dépendu : plût à Dieo qa*il te fftti Btenfcdt après, besoin >iinpérteaZy bttUtnde invétérée. Comme teas les pateosns âeres ei nastott* ques, le tabac irrite, enûamme les organismes avec lesquels il est mis en contact. Il agit très'violemment aussi sur le système nerveux, dont U suspend les feactions. Fumé, il donna des ver* tiges, des nausées, des vomissements; il détermraa des pcdptft»tions, trouble les fonctions de l'estomac, sort par ia perte de 1^ salive, soit en raison dé la fumée que Ton avale. H attaque et noircit les dents, aifaibllt la vue, irrite la poitrine. Le cantaat aéoaaâqiae de te pipe use les dents et peut causer te ééietepp»» ment de tumeurs de manvaise nature sur l'es lèvres et dans la

4 . Le D' MoFel, TnUé dn drffMrwsMStt phifêigÊm, teMi^Mte il morales de VespUe hwmine.

YmmAê. Le dfar««t iA.ct9mretle4)Bt «i cfcwhte ÎBCMivteÉHÉ : Im fmnft ami« briiluit» dam la èoticbe, «t le ftimtiir néciie l» tabaexêo mène temps qu*U. hf tome. De r«rn des aëénirtes^ i» iieinlc^ des tous «ogaiftaée «ise le diiâve dm ia comunoMÉioft

Dârsi'-t-oa que if haiitada die£ rhonana fait -dirnîmiar ia asal f n savait peut-être pkn exadk 4» dise <cpi0 ie f ameor s'est kabiteè an mai ; mais ea n'eat pas ee ^pi» naas «roas à eiamâoer ; noa» paalens ées enùnès, et, arant qa*ik soient des luMMieS) le toêA sera eaaiptet et inrémédialile. On a d^ proamé par des slalâ* stûfaaa que l'àbas da talne aak dasm. lés gtaaées éeoles au inr yatl iiitellediiel;le eareeau, ilatigaé après aae graada saaesBtla^ tion aaosée par ladaoè-ivFesse du narootifae^ a besoin de tb^^o^ et la fianeor a'est ptas qa'im févear. €bea Jes eaUaats, ta nnn« dn cansonasatioa «st plas qa%tt abus, c'est an empaiseiiiiement aa ph^qae et aa macal. ftester iadlfféraiit éetantuBe ielie érvenAïudité, c'esl.se tenir aacan eoaipfte de ToFeair die hi société toot entière. Qu'attendre d'an tel début? Qaels hoflanaee doMierant ceux qui aarent été ea&ats de eatte façan ? àai phy* si^e, des êtres tmo. pas nerveux, mais éDervôs^ entralBiés par rivrasse da tabae à une* aaftre innasae, & d'autres cseès ; am nlo^-rai, des mtelligeaces ebacarcies, aifiuifalies^ des kaiames sans énergie pour faire le bien et cédant sans «oombattae è. L'attaait du mal.

L'instituteur ne peut pas réagir seul, mais il est de son devoir non seulement de ne rien sonffrir dans l'école qui tienne de près ou de loin à l'usage du tabac, mais encore de ne rien to> lérer de semblable dans les environs de Técôle, et, si Toecasion s'en présente, de faire comprendre à ses élèves à quels maox il» s'expeseat *.

On voit de -quelle hnportanceest l'édlacation des sens, fin raison de ses étroits rapports avec Téducation physique, elle ivAéresse* parfitcufièrement les institutrices abargées d'étever le premièp âge è la salle d'asile ou & l'école enfantine ; par ses rappofi» atee ladéfveloppement de TinteËtgence, e£le intéresse ftjKiéfaId»r

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