HISTOIRE DU CANADA
1. Quand doit commencer l'enseignement de l’histoire nationale? 2. Comment doit-on enseigner l’histoire nationale aux commençants? 3. Quelle est la forme la plus convenable de l’enseignement de l’histoire nationale à l’école élémentaire ? 4. Quelle serait la matière de la première année, pour l’histoire du Canada, suivant la forme concentrique? 5. Quand met-on un manuel de l’histoire du Canada entre les mains des enfants ? 6. Que doit-on dire de la chronologie en rapport avec l’histoire du Canada? 7. Pouvez-vous reproduire quelque exercice de chronologie mentionné dans la Pédagogie? 8. Quelles sont les ressources fournies au maître par l’histoire du Canada ?
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NOTES PÉDAGOGIQUES
L Histoire ancienne: Il ya plus d’un avantage à rattacher l’histoire des peuples anciens à l'étude de l’histoire sainte. Cette méthode fera comprendre plus facilement aux élèves la trame des principaux événements dont s’est composée l’histoire profane avant la venue du Messie, ainsi que les desseins providentiels qui unt présidé à la succession des grands empires païens, Elle les aidera aussi à localiser dans le cours des siècles, sans rs effort de mémoire, les faits importants et utiles à retenir.
ls seront enfin, de la sorte, mieux préparés à remarquer et à apprécier les immenses bienfaits apportés au monde par la civilisation chrétienne. C’est pour cette dernière raison surtout que l’histoire ancienne a été rattachée à celle de l’histoire sainte. :
Voici dans quelle mesure il convient d’enseigner l’histoire ancienne dans les écoles primaires.
On commencera par l'Egypte et on n’y consacrera que très peu de lecture, en appuyant principalement sur les mœurs, les coutumes, la religion des Egyptiens,—sans charger la mémoire des élèves d’un fatras inutile de noms de rois plus ou moins authentiques.
Le peuple juif ayant été étudié déjà en histoire sainte, on dira dès lors quelques mots des Assyriens, puis des Perses, pour arriver à montrer ces derniers, forts de leur constitution guerrière et nationale, englober tous leurs voisins dans un emp're immense qui doit à son tour tomber devant la puissance des Grecs.
Jusqu'à cette période, le cours d’histoire ancienne devra être très succinct, car il faut penser que, si le champ d'étude est vaste, le temps est limité. Mais quelques détails sur les Grecs sont indispensables et il faudra y consacrer un assez bon nombre de lectures.
On devra donc développer suffisamment les grandes époques de l’histoire grecque, les temps fabuleux, les guerres médiques, la guerre du Pérouse, les conquêtes d'Alexandre. Mais l’on passera rapidement sur les différents royaumes issues ae l'empire de ce dernier et sur la conversion successive de tous:les Etats en autant de provinces romaines.
Parvenus à ce point, il faudra reprendre du commencement l’histoire romaine fappuyer sur la royauté et la république
lisser sur l’histoire personnelle des empereurs. On devra 4% ressortir les causes de la puissance et de la grandeur de cet empire romain, qui engloutit successivement tous les autres peuples; montrer l'éducation vraiment nationale et militaire des citoyens, le système adopté par la république pour assurer à Rome la reconnaissance ou l’obéissance forcée de ses nouveaux alliés ou sujets; indiquer aussi dans les lois romaines l’origine de la plupart de nos lois; enfin, faire ressortir les causes nombreuses de discorde et de décadence qui conduiront Rome à sa perte en la laissant sans force contre l'invasion des barbares.
2. Histoire de l'église: Il ne peut s'agir de faire apprendre aux élèves tous les événements sans exception qui composent l’histoire de l'Eglise.
Il suffit de leur indiquer à grands traits la marche bienfaisante de l'Eglise à travers les Âges, en leur faisant sentir son influence civilisatrice sur la société, la famille et l'individu. Il suffit de les faire assister à ses alternatives de souffrances et de joie, à ses alternatives de persécutions et de triomphes.
Mais il convient cependant de mettre en relief les principaux as nages qui figurent dans cette histoire: les grands papes,
Pères de l'Eglise, les fondateurs d’ordres religieux, les apôtres des nations, les chefs d’hérésie ou de schisme, les persécuteurs et les ennemis de la foi chrétienne; enfin tous les faits dominants et tous les événements d'importance capitale.
Afin d’abréger le cours et d’y mettre plus d’ordre et d’unité,
ue l’on tienne à la forme indiquée par le programme et que l'on procède par l'étude monographique.
Ce procédé permettra de réunir en faisceaux les faits de même nature, sans nuire à la succession chronologique des événements. On gagnera ainsi un temps considérable, et les purs principales de is vie de l'Eglise se graveront mieux dans a mémoire. Mais la plupart des questions inscrites dans le programme embrassan, un champ assez vaste, les simplifier pour “elle: soient meux comprises et mieux retenues, telle est l: regie iavariable qu'on doit s'imposer, (Cette simplification consiste à élaguer ce qui est d'influence trop secondaire, — à hom, pour y insister, les faits importants et les dates principales.
I! appartient au aiaître de dresser le tableau de ces dates, et d’aic: * les élèves À +: rendre compte des conditions dans lesquelles les évéiemerts se :on+ accomplis, ainsi que leurs causes et de leurs ccuséquences. 1 est également de son devoir d’exercer le jugement et !: ceuscienes des élèves, en leur faisant porter sur les faits et les personnages des appréciations morales, non
pas toutes “:îtes, inuis raisonnées et motivées; —et cela par des
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interrogations qui exercent l'initiative et l’activité intellectuelle. Ds ns cette tâche difficile que l’on ne néglige aucun des rocédés d'enseignement conseillés au professeur d’histoire: ’ushge des sommaires contenue dans le manuel ou préparés ar le maître, le tableau noir pour le tracé des cartes historiques, es résumés synoptiques, l'explication des mots inconnus aux élèves, les gravures et enfin le recours À la géographie.
Pour ce qui est de l'emploi du manuel, le maître devra
indiquer les parties—toujours rares—à apprendre textuellement, et les parties dont les élèves se contenteront de reproduire le sens.
Enfin pour que l’étude de l’histoire soit profitable et durable, chaque leçon doit être suivie d'exercices qui en gravent les notions dans l'esprit: exercices d'application sous formes de devoirs écrits; exercices de contrôle, dont les principaux sont les interrogations, les compositions proprement dites et les examens; exercices de répétition en leurs modes ordinaires, répétitions et révisions.
3. Histoire de France, d'Angieterre et des Etats Unis: Dans l’enseignement de ces histoires, on suivra les directions générales déjà données quand il s’est agi de l’histoire sainte, de l’histoire du Canada et de l’histoire de l'Eglise. Sans doute, il y aura quelques adaptations à faire; mais elles se présenteront d’elles-mêmes à l'esprit du maître.
En conséquence, trois ou quatre observations sufliront.
Certai: »s séries de faits se trouveront à revenir nécessairement sous es yeux des élèves; il ne faudra pas pour cela dire simplement que ces événements ont déjà été étudiés. Il importe, au contraire, de les revoir et de les mettre sous le jour spécial
u’ils ont eu dans l’histoire des différents pays. Cela posé, il est évident qu’on peut se contenter d’en faire une revision plus ou moins sommaire. Cette manière de procéder contribuera à développer l'esprit d'observation des élèves et à former leur jugement.
Autant que le comporte la matière étudiée, que le maître établisse des comparaisons entre les pays, entire le Canada surtout et les autres contrées. Ces comparaisons bien préparées, portant tantôt sur un point, tantôt sur un autre, auront le don de jeter de la variété dans les leçons, de piquer la curiosité et de former les élèves à la réflexion.
Que l’attention du maître s'attache surtout aux personnages et aux faits qu’il n’est pas permis d'ignorer. Qu'il ne craigne donc pas de céder une certaine place aux anecdotes historiques; certains traits, certains mots sont aussi célèbres que les plus brillants faits d'armes. A ce titre tout le monde doit les connaî-
tre.
Enfin qu'il s'applique à placer les événements dans leurs temps, ceci est absolument nécessaire. Mais il est un art pour y réussir sans accumuler dans la mémoire un trop grand nombre de dates. A la multiplicité des dates, on substitue des divisions très nettes, des périodes bien arrêtées, et formant chacune comme un faisceau. En sorte que, par exemple, si un élève ne peut pas dire la date précise, de tel événement donné, il puisse, au moins, ramener cet événement dans son milieu et ne commettre d’anachromisne trop grave. Il est toutefois des dates trop importantes pour n'être pas sues avec précision. Celles-ci seront relevées par le maître, inscrites dans un tableau chronologique, et récitées de temps à autre par les élèves.
Des revisions ont lieu à des époques régulières pour la plupart des matières d'enseignement. Ces exercices sont surtout requis pour l’histoire. La dernière leçon de la semaine, plus courte que les autres, sera done complétée par une revue rapide du programme hebdomadaire. A la fin de chaque mois, une ou deux leçons seront aussi réservées aux revisions. Enfin, une révision générale a lieu à la veille des examens. Le moyen le plus sûr de faire ici une utile besogne est de r passer dans les voies tracées. Mais, comme on doit éviter la monotonie et soutenir l'attention des élèves, rien n'empêche de rendre les
leçons attrayantes par quelques nouveaux détails, quelques rapprochements, quelques lectures appropriées, qui jettent une
clarté plus vive sur l’enseignement. Combien de berux fragments en prose, combien de belles pièces en vers, les élèves auraient ainsi l’occasion d'admirer et de contempler sans effort.
Notre histoire nationale, non moins que celle des pays étrangers, offre sous ce rapport une riche moisson, où nos poètes et nos prosateurs ont glané à pleine main. Les maîtres n’aui ont que l'embarras du choix.
4 Histoire sainte: Etudier l’histoire dans un manuel ne consiste pas à apprendre un texte par cœur. (Cette méthode serait stérile et dégoûterait vite les enfants.
Le maître est tenu, même quand les élèves ont un manuel d'histoire, à commencer par raconter le fait, ou tout au moins par le lire lui-même d’une façon expressive et vivante. Il le fera reproduire oralement par un ou plusieurs enfants. nsuite le texte du manuel sera lu par les élèves et expliqué avec soin, quant aux idées et quant aux mots; alors seulement pourra commencer l'étude de la leçon dans le manuel.
Les interrogations devront donc être posées de manière à empêcher absolument, toute tentation de récitation littérale. Ce procédé fera vite comprendre aux enfants ce que l'on attend d'eux; l'intelligence du texte, un compte rendu à leur façon de la leçon étudiée dans le manuel; mais jamais une récitation
MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART (ANSI and ISO TEST CHART No. 2)
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