‹ Pédagogie pratique et théorique [microforme]Chapitre 135 sur 187 · F FE · texte numérisé non relu

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par cœur, si ce n’est pour les sommaires, certaines formules ou définitions, certains mots historiques.

Les lieux géographiques devront être montrés sur la carte, même aux jeunes enfants.

Si le manuel est illustré, on fait rendre compte des gravures —déjà expliquées elles aussi en guise de préparation à l’intelligence des faits historiques qu’elles représentent.

Dans les ciasses inférieures, il faut s'appliquer à mener de front les prières, le catéchisme et l’histoire sainte, trois spécialités qui s’illustrent si bien mutuellement.

Pour déveioppements supplémentaires, voir les notes ajoutées au programme de l’histoire du Canada et de l’histoire de l'Eglise.

5. Histoire du Canada: On n'enseigne pas, à proprement parler, l’histoire nationale aux petits enfants. On peut cependant leur raconter quelques anecdotes intéressantes, en faisant tout simplement suivre ces récits de petites questions propres à tenir leur attention en éveil. Ce ne sont que des causeries familières et pittoresques, ou mieux, si c’est possible, de l’histoire en images.

Un moyen presque indispensable pour donner aux enfants une idée exacte du passé, c’est de les comparer sans cesse au présent: aujourd’hui, nous habitons un pays bien cultivé, sillonné de routes et de chemins de fer, etc.; autrefois le Canada était couvert de forêts, etc.

Plus tard, le maître procèdera comme pour l’enseignement de l’histoire sainte aux classes pourvues de manuels. La marche des leçons sera la même. Aux procédés déjà indiqués, le suivant pourrait être ajouté: écrire au tableau noir le nom des personnes

ui vont entrer en scène, le nom des lieux qui seront le théâtre

es événements, les termes inconnus avec un mot d’explication, les idées principales à retenir avec leur numéro d’ordre. Ces tableaux frappent l'imagination des élèves et sont un secours puissant pour la mémoire.

Mais ici encore on fera contracter l'habitude d’étudier et de reproduire le texte quant au sens seulement, Car il est entendu que le mot à mot est proscrit en histoire, sauf quelques exceptions très rares.

D'’'anecdotique et biographique qu'il était d’abord, le cours deviendra ensuite explicatif. Il présentera un enchaînement de faits, exposés avec leurs causes et leurs censéquences les plus simples; il commencera à montrer les étapes progressives de la vie nationale.

Mais il n’en faudra pas moins multiplier les questions, faire intervenir dans les leçons le plus grand nombre possible d’élèves, et provoquer de leur part des appréciations et des jugements.

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Avec les écoliers plus âgés, l'exposé est à la fois narratif, explicatif et comparatif. Il convient dès lors de reprendre les élements déjà étudiés et de les comparer entre eux, en vue de donner des idées plus précises sur les principales phases de l’histoire nationale et d’en bien marquer les traits caractéristiques. On groupera à cet effet dans une même leçon les divers éléments qui se rapportent à une même question. (C’est le meilleur moyen de mettre de l’ordre et de l’unité dans les connaissances.

De cette manière l’histoire du Canada sera revue plusieurs fois, et chaque fois avec des développements nouveaux, avec des aperçus appropriés à l'acquis des élèves et au degré du cours. Tout viendra à temps, pas trop tôt, pas trop tard, Tout sera mieux compris et mieux retenu. C’est la raison pour laquelle le programme a été élaboré selon la méthode concentrique, tout en évitant ce que cette méthode pourrait avoir de trop fastidieux.

À tous les degrés, le maître se rappellera, que l'étude des lieux géographiques, le tracé des cartes historiques, les tableaux de dates principales—surtout des dates extrêmes des grandes périodes—sont d’une importance primordiale.

Pour ce qui est de la forme des devoirs d'application, elle doit naturellement varier suivant le cours. Les élèves les plus avancés pourront avoir à rapporter par écrit un fait intéressant, parfois même le résumé ou la tableau synoptique d’une administration, d’une période, ou bien encore l'étude comparée des faits de même nature. Des autres élèves, on ne peut guère exiger que des résumés de leçons préparés d’abord oralement, le tracé d’une carte sur laquelle ils indiqueront les lieux où se sont accomplis les événements précédemment racontés, ou plus simplement des réponses de trois ou quatre lignes à une couple de questions. Quant aux plus jeunes, on se contentera de leur faire copier ou de leur dicter des sommaires ou des résumés très succints,

Une pratique à recommander, c’est de faire souvent des retours en arrière, sous forme orale ou écrite, pour s’assurer que les élèves n’oublient pas.

Le maître devra aussi mettre en opération pour l’enseignement de l’histoire nationale les directions qui accompagnent le programme des différentes histoires étrangères. Il se rappellera, plus spécialement, les notes relatives aux revisions avec lectures appropriées. Poètes et prosateurs canadiens lui offrent sous ce rapport une ample moisson à faire dans leurs écrits.

Qu'il considère enfin comme un de ses devoirs les plus impérieux de cultiver chez les élèves le patriotisme, l’amour du sol natal, l'attachement aux traditions et aux institutions nationales, le respect de notre belle langue et de notre foi religieuse,

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