‹ Pédagogie pratique et théorique [microforme]Chapitre 15 sur 187 · Surtout, de ce qu’il sait · texte numérisé non relu

Surtout, de ce qu’il sait

2. Du nombre d’années pendant lesquelles il a fréquenté l’école,

Pour constater ce que l'élève sait, il faut lui faire subir un examen. Un examen sur la connaissance de la langue maternelle et sur l’arithmétique suffit.

REGLE GENERALE—Un élève qui est dans une division—ou classe—pour une des matières du cours, doit être dans cette division pour toutes les autres matières du cours.

Ainsi, un élève qui est dans la première année pour la lecture doit être classé dans la première année pour l’arithmétique, etc.; un élève qui est dans la deuxième année pour l’arithmétique doit être classé dans la même année pour le français, etc. Dans une école dont les élèves sont bien classés, on ne tronvrra pas les mêmes élèves en première année pour l’arithtique, en deuxième, pour le français, en troisième, pour la géographie, ete.

Pour être plus clair, prenons l’école de quarante élèves dont nous avons déjà parlé. Supposons la classification faite avec le résultat suivant: Première année, 13 élèves; deuxième année, 18; troisième année, 9. Ces chiffres sont à peu près ce que l’on doit trouver communément. Les 13 élèves en première année seront dans cette classe pour tout ce qu'ils étudieront; même chose pour les 18 en deuxième et les 9 en troisième année. : # 4

Parfois, on fera exception à cette règle, mais il est bon de se rappeler que l’exception ne doit pas devenir la règle.

Ici se présente une difficulté. —Que faire avec les élèves qui, voulant entrer dans une classe, n’ont la connaissance suffisante que d’une matière ?

Réponse.—1. Un élève qui ne possède pas les connaissances

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en arithmétique exigées par le programme pour lui permettre d'entrer en deuxième année, maïs qui lit assez bien pour cela, peut entrer en deuxième année: au contraire, un élève qui possède en arithmétique les connaissances nécessaires pour entrer en deuxième année, mais qui ne lit pas assez bien doit rester dans la première année, On donne la priorité à la lecture dans ce Cas, parce que le sujet par excellence que l'élève doit apprendre la deuxième année, est la lecture.

2. Un élève qui a les Connaissances requises en fait de lecture et de grammaire pour entrer en troisième année, mais qui n’est pas assez avancé en arithmétique, doit rester en deuxième année; au contraire, un élève ayant les connaissances voulues en arithmétique, quoique faible en français, peut monter en troisième année,

3. Si l’école avait le deuxième degré, c’est-à-dire quatre classes, on devrait exiger des élèves qui se présenteraient pour la quatrième année, la somme et le degré de connaissances indiqués par le Programme pour DEUX sujets. La règle que nous venons de poser, pour les ‘'èves qui désireraient entrer ] en quatrième classe, doit être Sur \1é avec encore plus d’exacti- | tude à l'égard de ceux qui se présenteraient pour les classes plus avancées.

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