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Les devoirs écrits.—Les devoirs écrits faits à l’école

—€t même dans la famille—doivent aussi occuper une grande

lace dans l’enseignement primaire. Si utile qu’elle soit, la eçon orale ne saurait tenir lieu de tout le reste.

Les impressions qu’elle laisse dans l'esprit des jeunes élèves sont nécessairement fugitives; les traces qu’elle forme dans la mémoire s’effacent bientôt. Cet âge est si mobile et si volage.

Les devoirs écrits viendront prêter aux lecons du maître un concours précieux. Ils graveront plus prob anent les notions enseignées, ils les fixeront, ils préciseront; non seulement en fournissant aux élèves l’occasion de les écrire—ce qui est déjà beaucoup—mais surtout en faisant un appel plus puissant à leur activité individuelle.

Invité à appliquer lui-même, hors de la présence du maître et sans une aide de tout instant de sa part, les règles, et les principes qu’il a appris, l’enfant sera bien obligé de réfléchir davantage, de dépenser plus d’efforts personnels, de méditer en quelque sorte plus longuement. Et ce travail solitaire, à la condition d’avoir été suffisamment préparé et de ne pas dépasser ses forces, ne peut lui être que d’un grand avantage.

Mais à cébeentes préalable, dont il vient d’être parlé, est absolument requise. Autrement, le temps consacré aux devoirs écrits se passerait en tâtonnements stériles. Il appartient done au maître de donner à ses élèves, dans une juste proportion et selon leur degré d'avancement, toutes les explications qui leur a nécessaires, afin qu’ils puissent ensuite travailler avee profit.

Et dans le but de leur rendre agréable et attrayant ce labeur solitaire, l’instituteur doit encore ne rien négliger pour captiver leur attention, pour éveiller leur curiosité. Il choisira des devoirs ni trop longs, ni trop difficiles; ces devoirs seront en rapport avec les leçons de la semaine, mais il les variera d’un jour à l’autre; autant que possible, il y mettra de l'actualité; il leur donnera un caractère pratique; et, accessoirement, il en profitera pour instruire les élèves sur des points étrangers à l’enseignement spécial auxquels ces devoirs s'appliquent. :

principe si fécond de la combinaison des spécialités dans un même enseignement trouve ici son application toute naturelle. Il est, en effet, très facile, dans la dictée, par exemple, de combiner une leçon de grammaire avec une leçon de bienséances ou de

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sciences; et, dans les probl d’arithmétique, de faire entrer une foule de notions utiles: nnaître dans la vie pratique, soit du culiivateur, soit de la fa. .+ de ménage, etc.

Mais ces devoirs écrits perdraient beaucoup de leur utilité, faute d’une correction judicieuse et journalière.

L'instituteur se gardera donc de ne les visiter qu'après un intervalle d’une couple de jours. Ainsi renvoyée, la correction n'a plus la même portée éducative et instructive. L'élève est mal préparé à s’y intéresser.

Le contrôle du maître suivra de près l’effort de l'élève: il le

ar point à point, sans rien omettre de ce qui mérite d’être evé.

Que cette correction se fasse généralement au tableau noir, avec le concours de tous les élèves. Qu'elle soit orale et collective. Qu'elle se termine toujours par la visite du maître; car il importe qu’un œil vigilant et exercé vienne contrôler les corrections individuelles ou mutuelles des élèvez. afin d’écarter toute tentation de fraude ou de négligence.

On trouvera, au reste, à leur place respective, des observations complémentaires sur les questions de détail que soulève emploi de ce procédé, selon qu’il s'applique à l’une ou à l’autre des spécialités du programme.

Ïl reste une observation générale à faire. Elle est d’une importance majeure. Quelque puisse être la nature du travail im » il faut exiger des écoliers qu'ils l’écrivent avec soin,

u'ils y mettent de l’ordre et de la propreté, qu’ils le rédigent ns une langue toujours claire, simple et correcte, et qu'ils en soigne constamment l'orthographe.

Si les maîtres exerçaient sur ces différents points une surveillance exacte, on ne rencontrerait plus dans les écoles de ces élèves dont les dictées sont impeccables, et dont les autres devoirs fourmillent de fautes.

14. Recapitulatlons. —Revisions. —Compositions. — Réeapitulations, revisions, compositions, ce sont là des procédés d'enseignement que tout maître consciencieux est tenu d’employer.

Ces procédés ont entre eux plus d’un point d'attache et de ressemblance; ils diffèrent pourtant l’un de l’autre.

Tous les trois sont une revue des matières étudiées.

Mais la récapitulation tient plutôt de la simple répétition. Plus précisément, elle consiste de la part des élèves dans un tour sur ce qu’ils ont appris précédemment; et de la part du maître, dans des interrogations sur une ou plusieurs leçons antérieures, ayant pour double objet de mettre de l’enchaînement dans les connaissances de l'enfant, et de lui indiquer les principes qui servent de fondement aux leçons suivantes. Quel-

quefois même, la récapitulation peut consister à recommencer une explication sans y apporter de changement notable, et dans le but unique de l’enfoncer davantage dans la mémoire de l’enfant.

La récapitulation se place naturellement au début des leçons, en y consacrant plus ou moins de temps selon que les élèves sont plus ou moins avancés.

Il est avantageux aussi de la faire après l’étude de chaque série de questions formant un tout complet.

La revision, c’est plutôt une seconde leçon sur des sujets déjà traités, mais que le maître présente et développe avec des aperçues nouveaux; et dont il profite pour étudier certaines questions générales, pour faire des rapprochements utiles, pour relier des notions qui paraissaient isolées, pour habituer les élèves à envisager les questions par une vue d'ensemble.

On comprendra que la revision, pour atteindre ce but complexe, doit être fréquente et méthodique, qu’elle doit embrasser un champ d’action de plus en plus vaste. C’est pour cela que dans les écoles bien organisées elle se fait à la Lx de chaque semaine, de chaque mois, de chaque trimestre, de chaque année.

La forme est orale la forme propre des récapitulations et des revisions.

Les compositions au contraire sont des exercices écrits destinés à stimuler les élèves, en leur donnant un classement. Elles diffèrent des devoirs ordinaires, en ce qu’elles peuvent renfermer un plus grand nombre de quest'ons antérieurement étudiées, puis en ce qu’elles sont faites dans un temps maximum déterminé, le même pour tous les élèves.

Les compositions portent principalement sur les matières fondamentales de chaque cours. Il est bon néanmoins d’en donner aussi, quoique plus rarement, sur les autres spécialités, afin d'encourager certains élèves faibles d’ailleurs qui pourraient y exceller, et faire toucher du doigt à d’autres leur manque d'application générale, afin encore de pouvoir mieux apprécier la force moyenne des classes.

C’est dire que toutes les compositions sans exception doivent être corrigées avec le plus grand soin. Et ici c’est le mode de correction individuelle par le maître auquel il faut donner la préférence. Ce contrôle personnel est nécessaire. Il sera le seul à assurer les résultats recherchés.

15. Travail à domicile. —Les maîtres ne doivent pas perdre de vue que l'élève qui ne travaille pas en dehors des classes ne fait guère de progrès. C’est une vérité d’expérience et un fait incontestable.

Chaque soir, sauf de rares exceptions, les écoliers auront donc ou des leçons à apprendre ou des devoirs à rédiger.

Mais ce supplément de travail, il importe de la proportion-

ner à la force des enfants, de le choisir en ra port avec les matières les plus importantes de chaque cours, de le préparer judicieusement en classe, de le bien graduer, de le varier, de le rendre intéressant et aussi pratique que possible.

Autrement, paraissant trop dur à l'élève qui a déjà beaucoup travaillé pendant la journée, il le rebuterait, et le découragerait ; ou, ce qu'il faut éviter, les parents eux-mêmes se plaindraient non sans raison du trop grand effort demandé à leurs enfants.

Les maîtres manqueraient aussi le but à atteindre, s'ils négligeaient d’exercer un contrôle très actif sur les travaux faits

a maison. Les élèves se rendraient vite compte de cette négligence, et ils s’en autoriseraient pour se livrer à la paresse,

16. Cahiers a l'usage des élèves. —Les principaux eahiers qui peuvent être en usage dans la classe, sont:

Le cahier d'écriture;

Le cahier de dessin;

Le cahier cartographique:

Le cahier de récaction; i

Le cahier des devoirs journaliers:

Le cahier de composition;

Le cahier de roulement;

Le cahier d’honneur.

maître s’entendra avec l'inspecteur sur le nombre de

cahiers dont les élèves doivent se servir. Car si tous sont utiles, quelques-uns ne le sont pas autant, que les autres.

Chaque élève cependant doit être pourvu d’un cahier spécial et distinct pour l'écriture, le dessin et les devoirs journaliers. Ces trois cahiers seront requis dans toutes les écoles. Et si l’on s’en tient à ce nombre, les devoirs de cartographie et de rédaction, ainsi que les compositions, trouveront place dans le cahier de devoirs journaliers, avec les autres exercices. Mais le maître, le cas échéant, se rappelant que ces trois spécialités exigent un mode particulier de correction, aura soin de retenir de temps à autre par devers lui les cahiers des devoirs journaliers.

Quant au cahier de roulement où chaque jour un élève inscrit les devoirs de la journée, et au cahier d'honneur qui est destiné à recevoir les meilleurs travaux des élèves, il y a moins d’inconvénients À s’en dispenser;—bien que le second soit un puissant moyen d’émulation, et que le premier permette, par un simple coup d’œil, de juger, non seulement du niveau intellectuel de toute une classe, mais encore de la manière dont le programme est compris et mis à exécution.

Ni —-

Programme d’études. —-Matières de l’enseignement

A.—Tableau synoptique des matières de l'enseignement

Le programme de l’enseignement primaire pour les écoles catholiques de la province de Québec, comprend:

Instruction morale et religieuse

Prières

Catéchisme

Histoire sainte—et

Notions d’histoire ancienne Bienséances

Lecture latine

Histoire de l’Eglise

Langue française

Lecture—diction—récitation de mémoire

Ecriture

Grammaire

Analyse grammaticale et logique

Dictée—orthugraphe d'usage et de règles

Langage et rédaction

Littérature—analyse littéraire—notions d’histoire littéraire

Langue anglaise

Lecture—diction orthographe d'usage Récitation de mémoire

Exercices de langage

Exercices écrits

Grammaire

Analyse grammaticale et logique Littérature

Mathématiques

Arithmétique Comptabilité Toisé Algèbre

Geographie

Province de Québec Canada

Etats-Unis Amérique—Europe—Asie-—Afrique— Océanie

Instruction civique Organisation politique et administrative du Canada —

Spécialement de la province de Québec.

Histoire

Histoire du Canada Histoire de France Histoire d'Angleterre , Histoire des Etats-Unis

Dessin Eléments du dessin —

Considéré principalement comme un art usuel et Pratique. Sciences naturelles

Leçons de choses —connaissances scientifiques usuelles : Animaux, végétaux, minéraux, industrie Hysiène

Agriculture

rhysique

Cosmographie

Enseignements facultatifs

Ecoles de garçons et de filles Chant Gymnastique Sténographie Tasse hie é phie Ecoles de garçons Exercices militaires Ecoles de fille:

Economie domestique

GROUPEMENT DES MATIERES COURS ELEMENTAIRE: 4 années

Instruction morale et religieuse

Langue française

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