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11.—De même, toute réponse défectueuse pour la forme est immédiatement corrigée, et répétée par l'élève.
12.—II est très important, spécialement lorsque la réponse doit consister dans un oui ou dans un non, d’exiger que l'élève y fasse entrer la question.
13.—L'instituteur n’est excusable de faire la réponse luimême que dans le cas où aucun élève n’a pu la trouver.
14.—II faut éviter d'interroger trop souvent les mêmes élèves, ou de dialoguer avec un seul élève.
15.—On doit exciter les élèves à parler, les engager à lever pour répondre, mais ne pas tolérer qu’ils parlent plusieurs
a fois.
16.—Cependant il est utile, de temps en temps, d'interroger toute la classe à la fois.
17.—On doit éviter les questions trop brusques; c’est une erreur de presser les élèves outre mesure, et une pratique louable que de leur donner le temps de réfléchir et de chercher leurs mots.
18.—Néanmoins, la question une fois posée, il ne faut jamais la laisser sans réponse.
19.—Un maître expérimenté ne pose pas de questions trop vastes, ou chargées d’incidences.
20.—I1 ne complique pas ses interrogations, et n’en change pas facilement la formule.
21.—I! ne parle pas plus en interrogeant que ne doit faire le répondant.
22.—Au contraire, il s’eïace le plus possible, il se fait oublier.
23.—I1 distribue sobrement les blâmes ou les approbations au cours de ses interrogations.
24.—Par contre, il n’oublie pas qu’il est très avantageux de savoir interroger À propos tel ou tel élève, de façon à l’encourager ou à réprimer chez lui la paresse ou l’inattention.
25.—I1 s'applique avec un soin particulier à Sri sh sensiblement toute ques’ ion à l’objet et au but final de la eçon.
26.—I1 varie ses questions quant au fonds et quant à la forme, de manière à tenir en éveil et à cultiver toutes les facultés de l'enfant.
27.—Dans ses interrogations, on ne découvre jamais ni d’impatience, ni d’inflexions, ni de gestes, où perceraient le dépit, la mauvaise humeur, particulièrement à l'égard d’un élève inintelligent qui ferait preuve de bonne volonté.
28.—IL s'efforce de rendre ses interrogations agréables, par une aimable sympathie dans la voix, par une gaieté réservée, et en appuyant sur le mot de valeur. Cette dernière industrie
contribue dans une large mesure à donner de la variété en même temps que de la clarté aux questions.
29.—Enfin, l’instituteur profite des réponses de l'élève pour corriger les défauts de prononciation, d’articulation, de liaison, ainsi que la précipitation dans le langage. C’est là un de ses devoirs essentiels.