‹ Pédagogie pratique et théorique [microforme]Chapitre 2 sur 187 · MÉTHODOLOGIE · texte numérisé non relu

MÉTHODOLOGIE

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INTRO » TION

à I. —L'Instituteur

L’iustituteur remplit une mission. L'avenir des enfants au triple point de vue matériel, intellectuel et moral, est entre ses mains. Pour bien remplir cette mission, il faut ‘aimer l’enfance et se respecter soi-même.”

(a) Respect de soi-même.—L'instituteur sera d’autan lus modeste que grande est la dignité de ses ft: £tions. Ii se gardera bien d’être parleur et francuant. Sa tenue doit respirer la modestie et ne briller que par son exquise propreté.

L’instituteur doit s’interdir les lieux publics, les assemblées bruyantes: il évitera les commérages; il ne se mêlera pas aux querelles de coteries, aux luttes politiques; il veillera à ce que sa famille serve en tout de modèle. Il aimera à consulter au besoin les gens sérieux et éclairés. Toutes ces choses sont conseillées par la prudence. Dans ses relations avec les habitants de la municipalité, il

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donnera l’exemple des bonnes manières; avec les parents des enfants, il est plus spécialement tenu à la politesse. En tant que parents, ils sont tous égaux à ses yeux; il les visitera si l'éducation de ses élèves le demande; quand il leur parlera de leurs enfants, il sera sincère mais prudent; avec les autorités, il sera non seulement poli mais

respectueux, et il agira comme s’il devait recevoir

tous les jours la visite de l'inspecteur.

L'instituteur doit aimer sa chambre ou sa maison. La vie dissipée, oisive, est incompatible avec ses fonctions. D'ailleurs, s’il veut être heureux il faut qu’il aime la retraite. Pas de visites fréquentes, pas de familiarités. L'étude lui est nécessaire et elle fera le charme de sa vie.

La piété et les mœurs pures sont des qualités indispensables à l’instituteur qui doit former l'enfance à la piété et aux bonnes mœurs. Ces deux qualités s'appellent mutuellement. On ne peut avoir de mœurs pures sans piété et une piété, qui ne serait pas accompagnée d’une moralité sincère, ne serait qu’une illusion.

(b) L'amour de l'enfance ne va pas sans les qualités suivantes:

1. La bonté. Tout repose, en éducation, sur l'affection que les enfants portent au maître. De là, confiance, obéissance, contentement, application, progrès. Mais pour obtenir cette affection, il faut les aimer réellement, si réellement qu’ils s’en aperçoivent eux-mêmes, sans qu’on ait besoin de le leur dire. Que cette bonté soit sans faiblesse,

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mais qu’elle tienne compte des faiblesses des enfants. Qu'elle ne leur impose pas d'obligations au-dessus de leurs forces.

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